
L’acteur américain Ethan Hawke est à Berlin pour la présentation hors compétition de «The Weight », film d’aventure de Padraic McKinley situé dans l’Amérique de la Grande dépression.
Ethan Hawke est un acteur et un papa comblé. Le 15 février, il était à New York au bras de sa fille Maya Hawke pour ses noces avec le musicien Christian Lee Hutson et poursuit sa campagne pour l’Oscar du meilleur acteur – il est nommé pour son interprétation d’un dramaturge dans « Blue Moon » de Richard Linklater qui, justement, avait été présenté l’an passé au Festival de Berlin. Malgré un emploi du temps des plus chargés, il était pourtant la star américaine de ce mardi 17 février, héros de « The Weight », film d’aventure à l’ancienne.
Ethan Hawke ne renie pas cette influence, bien au contraire il la revendique : « j’adore le cinéma des années 70, j’avais fait un documentaire sur Paul Newman et Steve McQueen, il représentait une certaine masculinité imbibée d’honneur, avec Padraic McKinley, nous nous sommes demandé pourquoi il n’y a plus de films de cette trempe. » D’où cette relecture du film de Henri-George Clouzot « Le Salaire de la peur » (et de son remake « Sorcerer » de William Friedkin).
« Mon éthique vient de mon rôle de père »
Dans « The Weight », Ethan Hawke interprète un mécanicien de la Middle-Class qui se retrouve en prison et doit laisser sa fille à l’orphelinat. Pour alléger sa peine, il accepte avec quelques renégats comme lui de convoyer de l’or à travers les forêts de l’Oregon (filmées en Bavière, NDLR). Le titre fait référence à une chanson de son groupe préféré, « The Band ». « The Weight, c’est le poids de la vie, c’est aussi le poids de l’amour d’un père pour sa fille, le poids qu’un homme bien ressent quand il doit s’occuper des autres ».
Bien sûr, Ethan Hawke n’a pu esquiver les questions sur l’engagement politique, suite à la polémique de cette 76e Berlinale – le président allemand du jury Wim Wenders refusant de prendre position. L’acteur américain est resté sur ses gardes : « Les derniers qui doivent donner des avis politiques sont les acteurs jetlaggués et parfois saouls, a-t-il d’abord expliqué, même s’il a déclaré ensuite être favorable à « tout ce qui peut combattre le fascisme ». « On nous tend des micros, nous donnons nos opinions mais nous ne sommes pas les plus éclairés, a-t-il répété. En tant qu’adultes, nous devons nous soucier des enfants et de la jeunesse, du monde qu’on leur laisse. Mon éthique vient de mon rôle de père et d’être le fils d’une maman poule. »


