
L’attente touche à sa fin. La Fiat Grande Panda, nouveau modèle produit localement dans l’usine Stellantis de Tafraoui, s’apprête à faire son entrée sur le marché algérien.
Une information confirmée par Samir Cherfan, directeur des opérations du groupe pour la région Moyen-Orient et Afrique, qui évoque un lancement commercial « imminent ».
Si la date précise et la grille tarifaire restent pour l’heure confidentielles, une chose est sûre : l’arrivée de ce véhicule est scrutée avec impatience par les automobilistes algériens, dans un contexte de marché tendu où l’offre peine à répondre à la demande.
Fin décembre, lors de la Foire de la production algérienne à Alger, un responsable de Stellantis avait déjà annoncé l’ouverture des commandes pour la Grande Panda en février 2026.
Une promesse qui semble aujourd’hui sur le point de se concrétiser.
Dans une publication récente sur LinkedIn, Samir Cherfan s’est félicité des avancées industrielles en cours : « Grâce au développement de l’usine de Tafraoui, à l’expansion des capacités de soudage et de peinture et au lancement prochain de la Fiat Grande Panda, nous assistons à l’essor tangible d’un écosystème automobile structuré en Algérie. » Le responsable a également salué la participation de l’entreprise au salon Mechanica d’Oran, qu’il présente comme une illustration concrète de « l’accélération industrielle lorsque la vision, l’exécution et le partenariat se conjuguent ».
Autre chantier stratégique pour Stellantis Algérie : l’augmentation du taux d’intégration locale des véhicules assemblés à Oran.
Selon Samir Cherfan, cette dynamique s’accélère avec un réseau de partenaires locaux en pleine expansion.
L’usine compte aujourd’hui 13 fournisseurs directs, auxquels s’ajoutent 13 autres acteurs impliqués dans le réseau après-vente.
Cinq nouveaux partenariats industriels ont par ailleurs été signés lors du salon Mechanica.
L’objectif affiché est clair : faire passer le taux d’intégration de 20 % actuellement à 30 % d’ici la fin de l’année 2026.
Une ambition qui s’inscrit dans le cadre du cahier des charges imposé par les pouvoirs publics, qui exige un taux de 40 % dans les cinq ans suivant le début de l’activité.
Cette montée en puissance locale n’est pas sans susciter des réactions, notamment en Italie.
Début février, Stellantis a été critiqué outre-monts pour avoir incité ses fournisseurs à implanter des unités de production en Algérie.
Une stratégie assumée par la direction, qui défend une approche régionale : « construire des écosystèmes locaux solides tout en produisant dans la région, pour la région », selon les mots de Samir Cherfan.
L’usine de Tafraoui, entrée en service fin 2023, assemble actuellement les modèles Fiat 500 et Doblo.
Mais l’avenir passe désormais par la Grande Panda.
En octobre 2025, Stellantis avait d’ailleurs officialisé son arrivée sur les chaînes de montage algériennes, en remplacement progressif de la Fiat 500.
Un changement de modèle qui marque aussi un tournant industriel pour le site oranais, désormais au coeur des ambitions africaines du groupe.
Ilyès. N


