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Un vaste projet écologique lancé à Arzew : quatre oueds mis sous haute protection

Face à l’urgence écologique qui menace l’équilibre naturel de la région, l’assemblée populaire communale (APC) d’Arzew a pris, hier, une décision majeure en faveur du cadre de vie.

Une enveloppe budgétaire conséquente, s’élevant à un peu plus de 18,6 millions de dinars, a été officiellement mobilisée pour financer un vaste projet de protection et de nettoyage des cours d’eau traversant le territoire communal.

Cette initiative d’envergure cible spécifiquement quatre artères fluviales vitales : Oued Bedaou, Oued El Quaïtana, Oued Sidi Moussa et l’Oued Aouina.

Un projet qui revêt une importance capitale sur le plan écologique et sanitaire

En effet, le curage et l’assainissement de ces oueds ne sont pas de simples opérations de maintenance urbaine, mais une nécessité absolue pour la résilience de l’écosystème local.

L’impact attendu est immédiat : le nettoyage permettra de rétablir la fluidité hydraulique naturelle, réduisant ainsi considérablement les risques d’inondations par débordement lors des crues hivernales, un phénomène souvent aggravé par l’obstruction des lits par des déchets solides.

De plus, l’élimination des foyers de pollution stagnante favorisera la régénération de la biodiversité riveraine et améliorera la qualité de l’air en supprimant les émanations nauséabondes.

C’est une démarche de réconciliation avec la nature qui vise à transformer ces lieux en véritables corridors écologiques plutôt qu’en exutoires de déchets.

Cette lueur d’espoir intervient dans un contexte local de lutte contre les atteintes à l’environnement.

Si quatre oueds vont bénéficier de cette cure de jouvence, l’APC projette aussi de trouver des solutions pour l’Oued Mohgoun.

Ce cours d’eau fera l’objet d’une opération de lutte contre la pollution causée par le déversement direct des eaux usées provenant de la localité d’El Guessibat, située à la limite administrative de la commune de Sidi Benyebka.

Cette pollution chronique est la conséquence directe d’une urbanisation anarchique

La situation est particulièrement délicate à travers la prolifération de constructions illicites, érigées sans aucun raccordement au réseau d’assainissement public.

Les localités rurales vont bénéficier de projet visant à régler le problème de l’évacuation des eaux usées qui finissent leur course dans la nature, contaminant sols et nappes.

L’initiative de l’APC pour la protection des oueds Bedaou, El Quaïtana, Sidi Moussa et Aouina est donc un pas géant indispensable et salué.

Toutefois, elle met en exergue l’ampleur du chantier qui reste à accomplir en matière d’environnement.

Ilyès N.

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