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Zaouïa Belkaïdia Hebria : Dourous Mohammadia réaffirment le rôle des zaouïas dans la préservation de l’identité nationale

La ville d’Oran a accueilli, jeudi 26 février 2026, l’ouverture de la 18e édition des « Dourous Mohammadia », organisée par la Zaouïa Belkaïdia Hebria dans son siège de Sidi Maârouf, à l’occasion du mois sacré de Ramadhan.

La cérémonie inaugurale a été présidée par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, en présence du wali d’Oran, Brahim Ouchane, du cheikh Sidi Mohamed Nourredine Belkaïd, ainsi que de nombreux oulémas, fouqahas, parlementaires et représentants des autorités locales et sécuritaires.

Placée sous le thème « Les efforts des maîtres soufis au service du Saint Coran et des sciences de la charia islamique », cette édition met en exergue l’apport scientifique et spirituel des savants du soufisme dans la transmission des sciences religieuses, aussi bien les sciences instrumentales (ouloum al-âla) que les sciences des finalités (ouloum al-ghaya).

Dans son allocution, M. Belmehdi a souligné que « les maîtres soufis en Algérie ont été et demeurent une école de modération, une méthode d’ancrage des valeurs, un rempart pour la protection de l’identité nationale et une source de cohésion sociale ». Il a insisté sur l’attachement constant de l’Algérie à sa référence religieuse du juste milieu et à son héritage spirituel ancestral.

Le ministre a rappelé que les oeuvres rédigées par les érudits soufis constituent encore aujourd’hui des références académiques majeures, étudiées dans les universités en Algérie et à l’étranger, preuve de la profondeur intellectuelle du patrimoine religieux national.

Revenant sur l’histoire nationale, il a évoqué plusieurs figures emblématiques ayant marqué la résistance et la spiritualité algériennes. Le ministre a rappelé qu’à l’époque coloniale, le Saint Coran constituait « un guide collectif et une énergie de résistance ».

Les zaouïas jouaient un rôle dans la préservation de la religion, de la langue et de l’identité nationale. Elles formaient des générations imprégnées de valeurs spirituelles et patriotiques, jouant un rôle déterminant dans la défense du pays. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, ces institutions demeurent capables de relever les défis contemporains. À l’ère de la mondialisation et du numérique, les enjeux ont changé, mais la mission reste la même : préserver les valeurs et renforcer la cohésion sociale.

Cette 18e édition réunit des oulémas et fouqahas venus d’Algérie et de plusieurs pays du monde islamique, notamment l’Égypte, le Liban, la Turquie, l’Irak, la Tunisie, la Syrie et le Soudan. Les travaux se poursuivront jusqu’au 7 mars prochain, consolidant ainsi près de deux décennies d’un parcours scientifique continu.

À travers cette manifestation, l’Algérie confirme une nouvelle fois son rôle de terre de savoir, de modération et de rayonnement spirituel.

Ziad M.

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