
Le nombre de déplacés au Liban a dépassé les 83.000 personnes à la suite de l’agression sioniste menée au début de la semaine contre le pays, qui a fait 72 martyrs et des centaines de blessés, ont indiqué jeudi les autorités libanaises.
Les mêmes sources ont précisé que les menaces et les attaques continues ainsi que les larges ordres d’évacuation émis par l’entité Sioniste ont contraint des dizaines de milliers d’habitants du sud du Liban à fuir vers les régions du nord, dans un contexte d’intensification des opérations militaires et de craintes croissantes d’une aggravation de la crise humanitaire.
Les principales routes menant à Beyrouth et Saïda ont connu d’importants mouvements de déplacement, les familles quittant leurs domiciles dans l’urgence, tandis que des écoles et des bâtiments publics ont été transformés en centres d’hébergement temporaires, accentuant la pression sur les infrastructures et les services de base dans les zones accueillant les déplacés.
Il convient de rappeler que l’accord de cessez-le-feu dans le sud du Liban est entré en vigueur en novembre 2024, prévoyant le retrait des forces de l’entité Sioniste des villages et localités frontaliers du sud du Liban dans un délai de 60 jours. Par la suite, le gouvernement libanais avait accepté de prolonger ce délai jusqu’au 18 février dernier, mais les forces sionistes sont restées dans cinq points et continuent de commettre des violations.


