L’activité commerciale à Aïn El Turck a commencé, un tant soit peu, aujourd’hui, à prendre un semblant de sa vitesse de croisière, après une interruption spontanée et totale dès le premier jour de la célébration la fête de l’Aïd et ce, en dépit des instructions des pouvoirs publics concernant le respect d’une permanence.
Ce contraignant et déplorable état de fait, un rituel qui se manifeste chaque année dès la fin du ramadhan, a mis dans l’embarras de nombreuses familles, ayant omis de prendre leurs précautions et dont la plupart, s’est résigné, bon gré mal gré, à se passer de pain et ce, en raison de la fermeture de presque toutes les boulangeries. Celles ayant ouverte leurs portes, qui se compte sur les doigts d’une seule main, l’espace d’une matinée seulement, ont été prises d’assaut dès les premières heures de la matinée du premier jour de l’Aïd et n’ont fort malheureusement pas été en mesure de satisfaire toute leur clientèle, faute d’un stock très restreint.
En effet, selon la pénible réalité du terrain, constatée au cours de ces deux jours de l’Aïd, les revendeurs à la sauvette de pain n’ont pas laissé l’aubaine en imposant leurs prix et en proposant la vente de pain dans des conditions d’hygiène effarantes et effrayantes. C’était à prendre où à laisser en s’imposant à un régime de pain. « Chaque année au cours de l’Aïd, nous sommes contraints à une résignation apathique devant le même scénario vécu l’an dernier.
La permanence des activités commerciales n’est qu’une absurde chimère. Ce qui certain c’est que nous sommes livrés à ce déplorable état de fait sans que quiconque ne s’offusque. Le contraire nous aurait évidemment surpris au plus haut point » a commenté sur un ton acide un père de famille à la recherche d’une boulangerie ouverte le jour de l’Aïd dans le chef-lieu de la daïra d’Aïn El Turck. Notons que cet aberrant constat a été relevé dans pratiquement toute cette partie de la wilaya d’Oran.
Signalons aussi dans ce même registre que presque tous les établissements de commerce ont gardé leurs rideaux baissés et ce, à tel point qu’il était quasiment impossible d’effectuer des achats de produits alimentaires nécessaires à la cuisine de tous les jours. « Je n’ai même pas été en mesure de trouver où acheter du lait pour mes enfants » a confié en substance, avec une pointe de dépit non dissimulée, une jeune ménagère de la commune d’Aïn El Turck, qui vraisemblablement avait omis de prendre les précautions exigées particulièrement en pareil cas à la veille de la célébration de la fête de l’Aïd. Son cas ne demeure probablement pas isolé.
Rachid Boutlélis


