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Des exploitants de la ligne N° 42 qui ne respectent pas le cahier des charges et leurs obligations : à quand un moyen de transport digne de ce nom ?

À Haï Chahid Mahmoud, agglomération relevant administrativement de la commune de Hassi Bounif, les usagers des moyens de transport en commun ne savent plus à qui se plaindre pour faire valoir leur droit à une ligne de transport reliant leur village au chef-lieu de wilaya, comme c’était le cas avec la ligne N°43 de l’ETO.

En effet, la population de Haï Chahid Mahmoud souffre de l’insuffisance des bus de la ligne N°42, qui ne font que transiter par leur village après avoir fait le plein à Hassi Bounif. À titre d’exemple, hier à 11 heures, au départ de Hassi Bounif, face au nombre important de personnes au niveau de l’arrêt de bus, au lieu de traverser Haï Chahid Mahmoud et de poursuivre leur trajet jusqu’à Oran, certains conducteurs de bus ont décidé d’écourter leur itinéraire à michemin de Haï Chahid Mahmoud, soit environ trois kilomètres, pour faire demi-tour au niveau du lieudit “El Koucha” afin de refaire rapidement le plein. Cela fait que les citoyens qui habitent Haï Chahid Mahmoud, mais plus loin que l’arrêt décidé par ces conducteurs, sont contraints de continuer à pied pour rejoindre leur domicile. Ceux qui désiraient se rendre à Bir el Djir et à Oran étaient contraints d’attendre pendant au moins une heure l’arrivée d’un autre bus, à condition bien sûr qu’il ne fasse pas demi-tour au milieu de Haï Chahid Mahmoud lui aussi.Cette insuffisance de moyens de transport en commun à Haï Chahid Mahmoud fatigue les habitants. La majorité pense qu’il s’agit d’une marginalisation et d’un manque de considération. Il faut le dire : dans les bus de la ligne N°42, les voyageurs, hommes et femmes, sont collés les uns aux autres. C’est honteux. “Du fait qu’il n’y a que 14 bus sur cette ligne, la demande dépasse largement l’offre. Chez nous à Haï Chahid Mahmoud, il n’y a pas de taxi non plus. Les taxis clandestins rendent un grand service à la population, mais avec la peur au ventre, tant du côté du propriétaire du véhicule que du côté des passagers, qui ne se connaissent pas et qui ne savent pas ce que contiennent les bagages de leur voisin”, affirme un habitant.

A. Bekhaitia

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