
Des chercheurs ont identifié une voie de signalisation intestin-cerveau, jusqu’alors inconnue, qui régit la façon dont les infections parasitaires entraînent une perte d’appétit.
L’ESSENTIEL
- Un mécanisme en deux phases, favorisant la perte d’appétit en cas d’infection intestinale, a été mis en avant.
- À mesure que la maladie progresse et que le système immunitaire réagit, l’acétylcholine (un neurotransmetteur) est libérée de façon continue.
- Ce dialogue entre l’intestin et le cerveau entraîne l’activation des neurones qui suppriment l’appétit et intensifient les nausées.
C’est bien connu : la maladie coupe l’appétit. Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature, des scientifiques des universités de Pékin (Chine) et de Californie à San Francisco (États-Unis) ont voulu élucider ce mystère. Pour comprendre comment le corps détecte les infections intestinales et réagit, ils sont partis d’un constat : « l’épithélium intestinal contient des cellules sensorielles spécialisées qui détectent les agents pathogènes et les irritants. » Durant les travaux, l’équipe a découvert deux types de cellules intestinales spécialisées qui travaillent de concert pour détecter les parasites et activer des réponses protectrices via le nerf vague.


