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Nabil Bentaleb, du flou et de l’inquiétude

Alors qu’il donnait l’impres sion de marcher sur l’eau, Nabil Bentaleb a connu un sérieux coup d’arrêt. Obligé, comme noté dans un bref communiqué de son club, Lille OSC, de subir une intervention chirurgicale pour soigner une “infection”, le milieu de terrain a déclaré forfait pour le match face à Nice le weekend dernier mais aussi le déplacement chez le Paris FC .

Il n’y a – à ce jour – pas de date claire pour son retour. Un détail qui peut inquiéter. Miraculé après un accident cardiorespiratoire, dont il a été victime en juin 2024, Bentaleb a pu rejouer au football de haut niveau après la pose d’un défibrillateur cardiaque. Athlétiquement, l’atout principal des Dogues ces dernières semaines semblait bien se porter. Il a enchaîné des matchs à un niveau de performance très important. Surtout en cette deuxième partie de saison.

Toutefois, il y a cette donnée médicale ambiguë qui vient embrumer le paysage. Elle refroidit même ceux qui se mettaient à imaginer son retour en sélection algérienne pour la Coupe du monde 2026. Lui qui n’a pas été appelé depuis novembre dernier par Vladimir Petkovic. Par ailleurs, il y a la déclaration de son entraîneur Bruno Genesio sur la date du retour de Bentaleb sur les terrains qui suscite des craintes.

«Je ne peux pas vous donner le délai parce que je n’en ai pas. Je crois que même notre médecin n’en a pas», a récemment indiqué le coach lillois en ajoutant : «Je ne peux pas communiquer sur l’état de santé des joueurs, il y a un secret médical. Il y a eu un communiqué du club qui a été fait hier, si je me souviens bien. Je m’en tiendrai à ça». Pour sa part, le Fennec a répondu à cet épisode en écrivant : «Merci pour vos messages. Rien de bien méchant, on se revoit très bientôt».

Tout comme sa direction, l’algérien ne s’est pas étalé sur son cas. Après, on peut espérer que ce souci ne l’a pas atteint moralement. Comme il l’a déjà fait, Bentaleb tentera de revenir plus fort avec la ferme intention de disputer son deuxième Mondial en carrière après celui de 2014 au Brésil. Ce qui ne tue pas rend plus fort et l’ex-Spur l’a déjà bien prouvé.

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