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Oran – Des transporteurs du secteur privé font des embûches pour entraver l’affectation de bus ETO sur la ligne Haï Mohamed Boudiaf : quand la mafia du transport veut dicter sa loi

Dans la commune de Hassi Bounif, les habitants de Haï Mohamed Boudiaf n’ont jamais vu autant de bus du secteur privé dans leur agglomération que ces derniers jours, alors qu’auparavant, ils souffraient énormément de l’insuffisance des moyens de transport en commun.

En effet, dans le cadre du renforcement des moyens de transport de voyageurs, trois nouveaux bus de l’entreprise de transport d’Oran (ETO) ont été affectés à Haï Mohamed Boudiaf pour assurer le transport jusqu’à la ville nouvelle (M’dina J’dida) à raison de 30 dinars la place.

Cela n’a pas été du goût de certains transporteurs du secteur privé, qui n’ont pas trouvé meilleur moyen pour contrer cette louable initiative que de mettre en circulation plusieurs bus de cent places et d’autres, dépassant largement les besoins de la population. Leur but n’est autre que de livrer une concurrence déloyale aux bus de l’ETO, pour les empêcher de prendre suffisamment de voyageurs et les forcer ainsi à quitter cette agglomération.

« Pendant plusieurs années, nous avons énormément souffert de l’insuffisance des moyens de transport en commun pour nous rendre à Oran, et maintenant que l’ETO nous a affecté des bus, les transporteurs du secteur privé ont mis en circulation plusieurs bus dans notre village. Où étaient tous ces bus lorsque le besoin de transport se faisait cruellement sentir par la population ? » s’interrogent les habitants que nous avons rencontrés sur place hier.

Ceux-ci n’ont pas manqué de dénoncer les provocations de ces transporteurs qui barrent la route aux bus de l’ETO pendant les heures de pointe, ce qui a été confirmé par un chauffeur et un receveur de bus de l’ETO, avec comme preuve un enregistrement vidéo. Les habitants savent très bien que si les bus de l’ETO venaient à quitter le village, les transporteurs du secteur privé ne laisseraient qu’un ou deux bus pour assurer le transport, comme ils l’ont toujours fait.

« Avec les chauffeurs et les receveurs de l’ETO, nous voyageons dans le respect : pas de mots déplacés, pas de manque de respect, et pas de prises de bec. Comme vous pouvez le constater, les bus sont propres, le personnel est vêtu de costumes, les arrêts et le temps d’arrêt sont scrupuleusement respectés, ce qui n’est pas le cas des transporteurs du secteur privé », affirment des habitants, qui se demandent si ces nombreux bus du secteur privé en stationnement dans leur village détiennent des agréments.

Peu avant midi, nous avons appris que les gendarmes de la brigade de Hassi Bounif se sont déplacés à Haï Mohamed Boudiaf pour contrôler les documents des bus privés.

A. Bekhaitia

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