
Le tissu urbain et la croissance démographique de la commune de Bousfer, située à environ 20 kilomètres au Nord-ouest du chef-lieu de wilaya d’Oran, se développent à grande vitesse, nécessitant davantage d’infrastructures et d’équipements publics pour accompagner cette mutation.
Ainsi, la commune de Bousfer, dans la daïra d’Ain El Türck, a bénéficié d’un important projet ayant trait à la réalisation d’une polyclinique qui n’arrive toujours pas à décoller, au grand désespoir des habitants. Il est à noter que le choix de l’assiette de terrain devant accueillir la future infrastructure sanitaire, tant attendue depuis des années par les citoyens de la commune, a été effectué par la commission technique (ad hoc) de la wilaya d’Oran il y a plus de quatre années.
D’une superficie de plus de 4.000 m², la polyclinique est située vers la sortie Est de ladite commune, à Hai Ibn Sina. Cette assiette englobera un grand parking ainsi que d’autres commodités. Cependant, même si l’étude du projet est achevée depuis deux ans, le lancement du projet accuse un retard considérable pour des raisons qui restent indéterminées, soulevant davantage des interrogations sur la gestion des priorités en matière de santé publique auprès d’une population qui ne sait plus à quel saint se vouer. Ainsi, le projet de la polyclinique, qui a fait couler beaucoup d’encre, semble être jeté aux oubliettes.
C’est dire que la commune de Bousfer, qui compte une population estimée à plus de 25.000 âmes, reste la seule commune dans la daïra d’Ain El Türck qui n’est toujours pas dotée d’une telle structure sanitaire. Ses habitants, lassés attendent depuis des années la future polyclinique. À présent, les malades sont obligés de parcourir des kilomètres pour recourir aux services des autres polycliniques, à savoir celle d’El Ançor ou de Trouville (commune d’Ain El Turck), et ce, pour une simple consultation médicale.
Lahmar Cherif M.

