
Des chercheurs aux Etats-Unis ont réussi une troisième opération d’implantation d’un dispositif sans fil dans le cerveau, visant à offrir aux personnes non-voyantes une capacité de vision artificielle.
L’intervention a été réalisée au centre médical de l’université «Rush» dans le cadre d’une étude clinique toujours en cours, testant un système appelé prothèse visuelle corticale (ICVP). Ce dispositif ne dépend ni des yeux ni du nerf optique, mais contourne ces derniers pour stimuler directement le cortex visuel du cerveau.
Le système fonctionne grâce à de petits stimulateurs sans fil implantés dans le cerveau, chacun contenant des électrodes qui envoient de minuscules impulsions électriques aidant le cerveau à créer des motifs de vision artificielle.
Lors de cette dernière opération, les chercheurs ont implanté 34 stimulateurs contenant 544 électrodes chez un participant non-voyant.
L’objectif étant de développer la capacité du cerveau à transformer ces signaux en perception visuelle utilisable, ce qui pourrait à l’avenir aider à se déplacer et interagir avec l’environnement après un entraînement.
Le participant suivra une période de récupération d’environ quatre semaines avant de commencer des séances d’entraînement au centre de recherche «Hilton pour les prothèses», affilié à la fondation «The Chicago lighthouse», afin d’évaluer la réponse du cerveau à ces stimulations électriques.
Le docteur Seibher Sani, chirurgien ayant réalisé l’opération, a déclaré que ce troisième succès constitue une étape importante vers le développement d’un traitement pour les personnes souffrant de perte sévère de la vision, soulignant que la répétition de ces réussites renforce la fiabilité de la technologie et ses perspectives d’application future.
Les participants seront suivis pendant une période de un à trois ans afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité du dispositif à long terme, tandis que de nouveaux volontaires ayant perdu la vue après avoir eu une vision normale seront recrutés.


