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Les Coralès – Les fosses septiques menacent la santé publique : les habitants revendiquent leur éradication

Autrefois nimbée de prestige, la petite localité Les Coralès, répertoriée à équidistance entre celle de Bousfer Plage et le village de Cap Falcon, n’est plus malheureusement que l’ombre d’elle-même.

L’absence de réaction des uns et des autres, qui ont eu gérer le volet environnemental ces vingt dernières années et ce, en dépit des multiples requêtes revendiquant des opérations d’aménagements et de restauration entre autres, vainement adressées par les habitants, serait à l’origine de la décrépitude la plus cruelle dans laquelle végète Les Coralès.
En effet, selon le constat établi sur le terrain, les odeurs nauséabondes provenant des eaux usées, noirâtres et gluantes, qui débordent des fosses septiques, sont à l’origine directe d’un empuantissement de ce lieu, jadis privilégié par les estivants.
« Faute de mieux, nous utilisons des fosses septiques et nous sommes appelés à procéder à leur entretien régulièrement, soit, au moins deux fois, par semaine, moyennant entre 3.500 et 4.000 dinars pour une seule opération de vidange. Ce piteux état de fait est directement à l’origine du déversement des eaux usées dans la nappe phréatique et plus grave encore son mélange avec l’eau potable et ce, avec tous les risques sur la santé publique, dont est exposée ainsi la population. aLes responsables concernés semblent à priori regarder le doigt montant la lune » ont tancé avec une humeur bilieuse des habitants de cette localité, qui semble en toute vraisemblance être ignorée dans les opérations de restauration.
Enchâssée dans une petite baie en forme de fer à cheval cette localité, ou les habitants s’estiment enferrer dans la précarité, semble s’enliser dans un véritable bourbier.
Nos interlocuteurs réitèrent une fois de plus leurs revendications, qui sont essentiellement axées sur l’éradication des fosses septiques, qui empestent sordidement l’atmosphère dans leur lieu de résidence et ce, en sus des risques avérés sur la santé publique.
Il importe de signaler également dans cet exécrable état de fait, la pollution des eaux de baignade par le déversement des eaux usées provenant des débondements des fosses septiques.
Notons également que l’autre petite localité La Madrague, dépendante du cheflieu de daïra d’Aïn El Turck est aussi logée à une identique piteuse enseigne.
Ses habitants également ne cessent de faire valoir les mêmes revendications.
En somme, un ridicule puant outrancier aux répercussions négatives sur l’environnement entre autres.
Rachid Boutlélis

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