La Société de l’eau et de l’assainissement d’Oran (SEOR) s’apprête à lancer un projet de rénovation de toutes les stations de relevage, aussi bien pour le réseau d’alimentation en eau potable que pour celui de l’assainissement.
Concernant le réseau d’eau potable, le rôle d’une station de relevage est de maintenir la pression et d’acheminer l’eau propre depuis son lieu de production (usine de dessalement) jusqu’au robinet, en particulier dans les zones où le terrain ne permet pas un écoulement naturel par gravité. Ces stations sont installées pour acheminer l’eau depuis sa source vers l’usine de potabilisation, pour rétablir la pression dans les canalisations dans les zones en hauteur ou éloignées, ainsi que pour remplir des réservoirs ou châteaux d’eau situés en hauteur.
S’agissant du réseau d’assainissement, le défi principal est que l’eau s’écoule naturellement vers le bas. Pour la faire remonter ou la faire avancer sur un terrain plat, la gravité ne suffit plus : c’est là le rôle de la station de relevage, souvent appelée dans ce cas poste de refoulement. Ces installations permettent de relever les eaux usées d’un quartier situé en contrebas vers le réseau principal, d’acheminer les eaux usées jusqu’à la station d’épuration quand le terrain est plat, ou encore d’évacuer les eaux des sous-sols ou des parkings souterrains.
Plus de 200 kilomètres du réseau d’alimentation en eau potable à Oran sont vétustes. En raison de la vétusté des conduites souterraines, la SEOR est contrainte de baisser la pression pour éviter les éclatements. Or, cette baisse de pression entraîne une arrivée insuffisante d’eau dans les foyers. Parallèlement à la réhabilitation du réseau dans la commune d’Oran, d’autres opérations ont été réalisées dans des secteurs urbains prioritaires comme Es-Sénia, Bir El Djir, Oued Tlélat, Gdyel, Boutlelis, Arzew, Aïn Turck et Bethioua.
La vétusté du réseau souterrain complique d’autant plus la situation qu’à l’est de la wilaya, Oran reçoit les eaux des barrages du Chélif (100.000 m³/jour), de Karrada et de Gargar. À l’ouest, le barrage de Boughrara, qui alimente à la fois Tlemcen, Aïn Témouchent (4.000 m³/jour) et Oran (7.000 m³/ jour), est également faiblement rempli. Face à ces difficultés, les pouvoirs publics ont eu recours à une solution coûteuse mais nécessaire : le dessalement de l’eau de mer. Aujourd’hui, Oran est alimentée par des eaux non conventionnelles, autrement dit issues des stations de dessalement.
Ilyès. N


