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Un marché de fruits et légumes de Gdyel déserté par les commerçants : à qui profite ce gâchis ?

Au début du mois de novembre dernier, les responsables de la ville de Gdyel, ont organisé une importante opération de libération des trottoirs et de la chaussée, qui étaient occupés illégalement par les poissonniers, les marchands de fruits et légumes, ainsi que par des commerçants de divers produits.

Cela gênait considérablement la circulation piétonne et automobile, donnant une hideuse image de la ville. Comme nous l’avions déjà rapporté dans notre journal électronique, cette action a été saluée par de nombreux habitants de la localité, qui ont retrouvé le plaisir de circuler librement et sans aucune entrave sur les trottoirs. Ils se sont également dits satisfaits de voir l’installation des commerçants à l’intérieur d’un nouveau marché bien aménagé et doté des commodités adéquates (sanitaires, eau courante, salle de prière).

Ce marché, qui était resté fermé pendant plusieurs années, avait été réclamé par certains commerçants. Malheureusement, cette louable initiative de libération des trottoirs a été rapidement oubliée. Petit à petit, les commerçants ont commencé à fuir cette structure commerciale, pour la réalisation de laquelle une importante somme d’argent a été dépensée, pour se réinstaller dans la rue et sur les trottoirs. Sur les 73 box de ce marché, il n’y a que quatre qui sont toujours occupés par des commerçants.

Cela nous a poussés à poser la question à deux de ces commerçants, qui n’ont pas caché leur mécontentement : « nous sommes restés à l’intérieur du marché par respect aux responsables qui nous ont installés ici, et aussi pour éviter les problèmes. Il faut dire que nous travaillons à perte, car les gens préfèrent acheter auprès des nombreux commerçants installés dehors dans la rue. Chez les uns et les autres, il existe plusieurs variétés de produits à différents prix. Cela pourrait être le cas si tous ces commerçants étaient à l’intérieur du marché. Nous souhaitons que les responsables concernés interviennent pour mettre fin à cette anarchie afin de nous permettre d’exercer notre activité commerciale convenablement. C’est notre seule source de revenus, notre gagne-pain, que nous ne voulons pas perdre, car si ça continue ainsi, nous serons obligés de nous installer nous aussi dehors ou de fermer boutique », affirment ces deux commerçants.

A. Bekhaitia

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