Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé samedi les «attaques (sionistes) incessantes, qui restent impunies» malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur, après une frappe aérienne dans le sud du pays qui a fait plusieurs martyrs parmi les membres de l’armée libanaise.
Cette attaque constitue une «violation flagrante de la souveraineté libanaise et du droit international», a condamné le président Joseph Aoun.
Elle s’inscrit «dans le contexte de l’escalade actuelle qui menace la stabilité et la sécurité du Sud, malgré les efforts déployés par le Liban lors des négociations à Washington pour mettre fin aux attaques (sionistes) incessantes, qui restent impunies», a-t-il ajouté.
De son côté, l’armée libanaise a précisé, dans un communiqué, qu’ «une frappe aérienne (sioniste) brutale a ciblé un véhicule militaire sur la route» entre Khardali et Nabatiyé, «entraînant la mort de deux officiers et d’un soldat». Pourtant, un nouvel accord de cessez-le-feu au Liban avait été annoncé mercredi, la trêve en vigueur depuis le 17 avril n’ayant jamais été respectée par l’entité sioniste. Sur le terrain, l’agression sioniste contre le Liban se poursuit.
L’armée sioniste a de nouveau appelé samedi à l’évacuation de cinq villages dans le sud et l’est du Liban en prévision de frappes contre cette région.
L’Agence nationale d’information libanaise (Ani) a fait déjà état de bombardements sur différents sites du sud.
Les frappes sionistes sur le Liban ont fait plus de 3.560 martyrs et contraint plus d’un million de personnes à fuir leurs domiciles, selon les autorités libanaises.


