Un enterrement aux airs de contre-soirée. Alors que les États-Unis célèbrent leur 250e anniversaire, les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei – tué dans un bombardement fin février – se tiennent à Téhéran ce samedi 4 juillet. L’événement est placé sous le signe de la « vengeance » contre le « Grand Satan » étasunien, ennemi historique de l’Iran avec lequel un fragile cessez-le-feu se poursuit.
Alors que le jour se levait tout juste sur la capitale iranienne, une foule de fidèles était déjà réunie devant le cercueil d’Ali Khamenei, exposé pour un adieu public au visage de la République islamique. La télévision d’État iranienne a annoncé vers 6 heures (3 heures, heure d’Alger) le début des obsèques nationales du défunt guide suprême dans un vaste complexe qui comprend une mosquée.
« Nous ne sommes pas là pour un enterrement mais pour une vengeance », s’écrie un laudateur devant des fidèles en pleurs. Dans la foule, nombreux sont ceux à agiter des drapeaux rouges avec l’inscription « Martyr » ou ceux jaunes du Hezbollah libanais, mouvement soutenu par Téhéran. Ali Khamenei a été tué le 28 février à 86 ans, lors du bombardement de sa résidence à Téhéran par des frappes israélo-américaines qui ont embrasé le Moyen-Orient.


