
Sur la côte d’Oran, en un mois, les prix ont parfois augmenté de 50% au kilo sur un même poisson. Une hausse que les oranais ont du mal à accepter.
En plus de la flambée des prix que connaissent les viandes rouges et blanches ainsi que beaucoup de produits alimentaires, les poissons et fruits de mer, particulièrement la sardine, ne sont plus accessibles pour une large frange de la société.
Dans la poissonnerie du marché de «M’dina J’dida», la sardine est proposée à 1 200 dinars le kilo sur les étales, la crevette qui se vendait aux environs de 2 350 dinars le kilo avant le début du mois sacré elle a pris son envol pour être proposée à 4 500 voire plus..
Tandis que dans les étales du marché de la rue des Aurès, cette crevette et de moindre qualité atteint plus de 5 000 dinars le kilo, c’est quand même énorme, remarque une cliente.
Un autre homme venu, lui aussi, acheter du poisson s’étonne que la sole soit chère alors qu’il est censé y en avoir dans nos cotes.
C’est la hausse tous azimut pour la mercuriale à Oran et les clients-consommateurs n’ont pas manqué de le remarquer.
Le fait est que les Oranais ayant de tout temps pour habitude de consommer du poisson et frais durant le mois de Ramadhan, c’est peine et moeurs perdus.
Certains citoyens, pour leur part ne s’en cachent pas et avouent ne plus avoir mangé de poisson depuis belle lurette.
Résultat, certains achètent moins pour rester dans leur budget.
Les poissonniers mettent cette frénésie sur le dos des armateurs et mareyeurs, pourtant les marins pêcheurs des halions et chalutier ne font que jeter l’ancre et les filets en mer et les mareyeurs n’ont ni frais, ni équipement pour le conditionnement ou de frais supplémentaire de transport à dépenser, tel que le polystyrène ou le mazout, dira un ancien plaisancier de la pêche à Oran.
Et pour leur part, les accusés plaident par les conditions climatiques ou même organisationnelle qui ont poussé à la rareté des produits de la mer.
Tout le monde s’accorde à l’admettre, le poisson est tellement cher que très peu de personnes se hasardent à faire leurs emplettes du côté des poissonniers dans les marchés.
Les consommateurs crient au complot, car même le poisson d’élevage tel que la daurade est à 1500 dinars, mais il est très rare à Oran.
D’autant plis que les points de vente de poisson d’élevage annoncés avant le mois de Ramadhan, n’ont été d’aucune aide pour les oranais, car au 15ème jour de ce mois sacré le poisson d’élevage n’a encore pas fais son apparition dans les rayons des surfaces qui demeurent toujours vides.
Rayen H


