Culture

AARC : production de 6 très courts-métrages

L’AARC lance le Très Court Film Lab pour produire 6 films de moins de 5 minutes et accompagner de jeunes talents dans toutes les étapes de création cinématographique.

Dans le cadre de ses activités de promotion et de développement des arts, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise, en son siège à Dar Abdelatif, du 4 avril au 20 mai, le Très Court Film Lab (TCFL).

Un atelier dédié aux films de moins de 5 minutes

Il s’agit d’un atelier pour réaliser et produire des films de très courte durée ne dépassant pas 5 minutes.
À cet effet, l’AARC a fait appel à la société de production cinématographique «Nouvelle Vague Algérienne», dirigée par le producteur et réalisateur Aïssa Djouamaâ.
Un appel à candidatures a été lancé via les réseaux sociaux avec pour condition que les candidats disposent déjà de leur propre scénario.
Près de 60 candidats ont répondu, et, après sélection, 6 ont été retenus pour participer au TCFL.
Les candidats retenus pour le premier Très Court Film Lab sont: Abdeldjalil Boulahbal (Annaba), Kerboub Youcef (Tipasa), Hadil Rabah, Saichi Soraya (Alger), Nadjet M’Hamedi (Oran) et Bekhti Ahmed (Djelfa).
Le chef du département cinéma et audiovisuel de l’AARC, Rahili Mohamed, rappelle que «l’AARC a l’habitude d’organiser des masterclass, comme en 2025, avec deux résidences d’écriture de scénarios et de composition de musique de film».
Cette fois-ci, explique-t-il, «nous avons voulu réaliser un projet qui regroupe tous les processus de production d’un film».
Pour mener à bien celui-ci, l’AARC a fait appel à Aïssa Djouamaâ qui a proposé la réalisation de très courts-métrages.
Selon Djouamaâ, qui encadre les candidats: «L’objectif est d’accompagner les six auteurs et réalisateurs dans la production de films de très courte durée et de leur fournir les outils nécessaires pour l’écriture du scénario, le tournage et la post-production, afin de leur permettre de mener à bien leurs projets».

Le scénario, maillon clé du cinéma

Le premier problème rencontré dans la production cinématographique, relève Djouamaâ, est le scénario «pour le court ou le longmétrage ».
«Nous disposons de nombreux moyens techniques et humains pour faire de bons films, mais le scénario reste le maillon faible de la production cinématographique », soutient-il.
Après une première semaine passée avec le script doctor Smail Soufit, consacrée à la réécriture des scénarios et à leur adaptation au format très court, les candidats sont actuellement à la deuxième étape du TCFL, celle de la préparation.
Pour l’encadreur, celle-ci consiste à apprendre à transformer ce qui est écrit sur papier en images et en sons, en respectant les outils du langage cinématographique.

Du tournage à la diffusion en festivals

La prochaine étape sera celle du tournage et de la direction d’acteurs.
Djouamaâ précise que «chaque film nécessitera 2 jours de tournage».
La dernière étape sera celle de la post-production (montage, mixage, étalonnage…).
«À la fin, nous aurons 6 films qui seront présentés en salles et qui pourront également circuler à l’occasion des festivals», ajoute Djouamaâ pour qui «la notion de très courtmétrage propre aux festivals spécialisés permet de voir davantage de films durant un festival, contrairement au court ou au longmétrage ».
Concernant la présentation des films, Rahili indique qu’ils seront projetés en avantpremière, en présence des médias et de la famille artistique.
La date et le lieu seront communiqués ultérieurement.
Il précise également que les films seront coproduits par l’AARC et «Nouvelle Vague Algérienne » qui prendront en charge l’inscription des films aux différents festivals du 7e art.

Parcours du réalisateur Aïssa Djouamaâ

Aïssa Djouamaâ (Aïssa Ben Saïd de son nom artistique) est scénariste, réalisateur, producteur et distributeur.
Diplômé d’une école de cinéma à Tunis puis à Paris, il a également suivi des formations en production et réalisation de films documentaires au Québec.
En 2016, il crée sa propre société de production, «Nouvelle Vague Algérienne», avec laquelle il produit plusieurs films de genres différents.
Actuellement, il travaille sur la production du premier longmétrage d’animation, avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts.
Djouamaâ est enfin à l’origine du Djazaïer Docs Lab, créé en 2023.

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