
À l’aéroport international d’Alger, les douaniers multiplient les opérations de contrôle pour traquer les fraudes, surveiller les flux de passagers et inspecter les bagages avec rigueur.
Un reportage diffusé ce jeudi 15 mai par La Patrie News lève le voile sur les coulisses d’un système minutieux, où rien n’est laissé au hasard.
Premiers à bord, derniers à sortir
Dès l’atterrissage d’un avion, ce sont les douaniers qui montent les premiers à bord. « Le premier à entrer dans l’avion, c’est l’agent des douanes », confirme un officier. Soutes, sièges, compartiments et sanitaires sont fouillés à la recherche de bagages oubliés, d’objets de valeur ou de produits illicites.
Un œil sur chaque valise
Sur le tarmac, les agents douaniers supervisent le transfert des bagages vers les scanners. Toute anomalie repérée entraîne une fouille manuelle. Une valise en provenance d’Égypte a, par exemple, été isolée après détection d’un objet suspect, conduisant à une inspection minutieuse jusque dans le mécanisme des stylos à bille.
Les bagages marqués d’un « S » à la craie ne doivent en aucun cas être modifiés par leurs propriétaires. Un passager ayant tenté d’effacer cette marque a été immédiatement interpellé par un agent en civil pour un contrôle approfondi.
Chiens renifleurs et tri des passagers
Outre les scanners, la douane mobilise sa brigade canine pour détecter produits illicites et substances interdites. Côté voyageurs, un dispositif de tri est appliqué selon la provenance, le statut et la nature des passagers. L’inspecteur Saïd Merouane rappelle que la priorité est donnée aux familles, avant de s’atteler aux profils connus des services douaniers, notamment les trafiquants.
Des saisies record en 2024
La mission des douaniers s’étend également aux voyageurs quittant le pays, avec un passage obligatoire par le guichet de déclaration des devises. Le bilan des saisies est impressionnant : plus de 1,193 milliard de dinars de marchandises confisquées en 2024 et au premier trimestre 2025.
Parmi les objets saisis : produits cosmétiques, boissons alcoolisées, matériel électronique, médicaments, pièces mécaniques, denrées subventionnées, drones, et même des armes anciennes remontant aux XVIe et XVIIe siècles.
Rédaction Web


