
À Ain El Türck, plus de 350 locaux commerciaux, dits du “Président”, sont inoccupés et laissés à l’abandon depuis leur réception en 2011. Ces locaux commerciaux, faut-il le rappeler, ont été réalisés il y a plus de 15 ans dans le cadre des dispositifs CNAC, ANSEJ et ANGEM.
Ils sont situés à Bouisseville, Haï Bensmir (douar Nakous) et, depuis, ils demeurent vides et n’ont jamais été exploités par leurs bénéficiaires. C’est le cas notamment des locaux commerciaux implantés à El Bahia (Mohamed Ghris), situés à quelques encablures du village de Cap Falcon, au nord-est de la commune d’Ain El Türck. Pire encore, certains ont été squattés par des occupants indésirables depuis plusieurs années pour servir de lieux d’habitation, en y effectuant même des travaux de réaménagement afin de les adapter à l’habitat, et ce, au su et au vu de tout le monde. À Haï Bensmir, c’est la catastrophe : les locaux commerciaux sont dans un état de décomposition avancé et sont squattés par des énergumènes qui les ont transformés en un lieu de beuverie. Pendant ce temps, dans d’autres communes du pays, l’on s’entredéchire pour obtenir ne serait- ce que trois mètres carrés pour lancer une activité commerciale. En somme, ce qui est inexplicable, c’est qu’il existe à Ain El Türck des dizaines de familles ou de jeunes chômeurs qui ont réellement besoin de ces locaux commerciaux pour construire leur avenir. Face à cette situation de déliquescence, les services concernés doivent impérativement intervenir afin de trouver une solution adéquate à ces locaux commerciaux, voire même envisager de les transformer en d’autres infrastructures publiques, comme c’est le cas du marché couvert de proximité de la commune de Mers El Hadjadj (daïra de Bethioua), transformé en salle de sport.
Lahmar Cherif M.


