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APC d’Oran | Collecte des ordures : résiliation de la convention avec un concessionnaire défaillant

Agissant au nom de l’APC d’Oran, la division d’hygiène et d’assainissement de cette municipalité vient de procéder à la résiliation de sa convention la liant avec un concessionnaire qui opère dans la collecte des déchets ménagers.

Le motif invoqué par l’APC d’Oran est «la défaillance de la prestation de service de collecte et de transport des déchets ménagers et assimilés de la ville d’Oran et le centre d’enfouissement technique (CET) de Hassi Bounif durant l’année 2023».
L’APC d’Oran est passée à l’acte de la résiliation après plusieurs mises en demeure, émises par la division d’hygiène et d’assainissement adressées au concessionnaire portant les initiales K.K, lui notifiant le non-respect des clauses édictées par la convention et conformément à la réglementation régissant les marchés publics. Pour rappel, l’APC d’Oran a déjà adressé plusieurs mises en demeure à une vingtaine de concessionnaires privés pour les inciter à reprendre les rotations de ramassage des ordures ménagères à travers la ville d’Oran.
Les concessionnaires concernés avaient 48 heures pour reprendre la collecte avec l’obligation de respecter le contrat du cahier des charges, faute de quoi, des poursuites judiciaires seront enclenchées à leur encontre.
L’APC d’Oran accuse ces entreprises prestataires d’être défaillantes en menaçant de les poursuivre devant la justice. Ces concessionnaires étaient ainsi tenus de reprendre les opérations de collecte des ordures qui ont été interrompues à travers plusieurs quartiers de la capitale de l’Ouest.
La situation est conflictuelle d’autant plus que la collecte des ordures pose un problème chronique. Cette collectivité territoriale a été sommée par le wali de sévir contre les entreprises défaillantes, quitte à recourir à la résiliation de leurs contrats et leur remplacement par d’autres prestataires. En matière de collecte des déchets, la commune d’Oran est confrontée à des dysfonctionnements du système mis en place avec la multiplication des acteurs.
La division hygiène et assainissement (DHA) d’un côté, l’EPIC «Oran Propreté» de l’autre, et les concessionnaires privés. L’insalubrité constatée ces derniers temps est due, en partie, à des rotations de collecte qui ne sont pas effectuées. Créée dans les années 2000, l’EPIC «Oran Propreté» devait pallier les carences de la DHA d’Oran affectée elle aussi par des mouvements de protestations récurrents des agents communaux. Les concessionnaires privés ont été intégrés dans le système via l’ancien dispositif Ansej.
Le système a fonctionné un intervalle de temps, mais il n’a pas tardé à montrer ses limites. Face au tarissement des ressources financières, les dettes se sont accumulées et les mouvements de protestation se sont multipliés. Des protestations chroniques ont eu lieu pour réclamer le paiement des arriérés des factures impayées. Face aux dettes cumulées, l’APC d’Oran a récemment décidé de créer une commission qui devra régler ce gouffre financier.
Ilyès N.

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