
Le CR Belouizdad a sauvé un point contre le CS Constantine, mais ce nul ressemble davantage à un signal d’alarme qu’à un motif de satisfaction.
Car derrière ce résultat se cache la réalité d’un collectif fragilisé, en quête d’identité et de constance. Et c’est l’entraîneur Sead Ramovic qui se retrouve aujourd’hui au centre des interrogations.
Dominés dans l’intensité et l’organisation, les Rouge et Blanc n’ont dû leur salut qu’à deux penalties, transformés par Benayada et Laouafi.
Des coups de pied arrêtés qui ont masqué, le temps d’une soirée, les manques criants d’une équipe : créativité quasi absente, fébrilité défensive, transitions brouillonnes.
Pour un club qui affiche des ambitions nationales et continentales, le constat est préoccupant. Arrivé avec la promesse de donner discipline et équilibre, Ramovic peine à tenir son pari. Ses schémas de jeu sont contestés, les résultats jugés insuffisants, et les supporters expriment déjà leur mécontentement. Le CRB donne l’impression de tourner en rond, sans véritable plan de jeu abouti.
Le problème est aussi contractuel. Avec un bail courant jusqu’en 2028 et un salaire élevé, Ramovic dispose d’une protection qui rend toute séparation compliquée.
La direction se retrouve face à un dilemme : poursuivre avec un entraîneur en difficulté, ou envisager un changement qui pèserait lourd sur les finances du club.
Ce nul contre le CSC n’a donc rien réglé. Il pourrait même accentuer la crise de confiance. Car si le CRB a évité la défaite, il a surtout exposé ses failles. Plus que jamais, Ramovic joue son avenir à chaque rencontre.
R.S


