Les services de police de la capitale ont procédé à l’arrestation d’un jeune homme, nommé B.M., en exécution du mandat d’arrêt émis à son encontre par le tribunal de El Harrach. Il avait été condamné à 5 ans de prison et 500 000 DA d’amende, avec un mandat d’arrêt, pour son implication dans un gang de cinq individus, dirigé par S.M., surnommé « Le Chat », spécialisé dans le vol de bétail et ayant dérobé 80 moutons dans la région du centre du pays.
L’affaire a été déclenchée suite à une plainte déposée le 3 février 2019 par un éleveur de bétail à El Kharrouba. Celui-ci a signalé le cambriolage de son étable vers 1h du matin, alors qu’un travailleur de nationalité malienne était chargé de sa surveillance. Une bande inconnue avait fait irruption et volé un nombre important de moutons.
Les investigations menées par la police ont permis d’identifier les auteurs du vol. Il s’agissait d’un gang spécialisé dans le vol de bétail, ayant commis plusieurs braquages dans le centre du pays. Quatre membres du groupe ont été arrêtés et poursuivis dans quatre affaires judiciaires devant les tribunaux de Chéraga, El Harrach et Koléa, où ils ont été condamnés à la prison. Le suspect arrêté récemment était en fuite jusqu’à son interpellation.
Lors de l’opposition au jugement prononcé contre lui, l’accusé B.M. a nié toute implication et a affirmé que les accusations portées par S.M. n’étaient que de fausses allégations. Ce dernier, déjà condamné dans cette affaire, avait pourtant reconnu dans ses aveux devant la police avoir commis plusieurs vols de bétail dans le centre du pays, en collaboration avec K.Z. et A.K., résidant à Baba Ali.
L’avocat de la défense a soulevé une anomalie dans l’enquête, s’étonnant que le travailleur malien, chargé de la garde de l’étable, n’ait pas été entendu en tant que témoin clé pour confirmer les faits. Il a plaidé l’acquittement de son client, arguant que les déclarations d’un accusé contre un autre ne constituent pas une preuve légale et qu’aucune preuve tangible ne reliait son client au gang.
Le procureur de la République a requis une peine de 3 ans de prison ferme et une amende de 100 000 DA contre l’accusé.


