
Le lâcher-prise thérapeutique, étudié par le Dr Dubois, médecin-psychiatre et directeur des Thermes de Saujon, propose une approche structurée et évaluée dans la prise en charge de l’anxiété et de la dépression.
- Le lâcher-prise thérapeutique n’est pas une idée abstraite mais un état mesuré et validé cliniquement : « les patients doivent obtenir un niveau de relâchement, de détente suffisamment important pour qu’ils arrêtent de penser ».
- Anxiété et dépression fonctionnent en cercles vicieux, et la cure psychiatrique permet de les rompre en mettant à distance le stress du quotidien.
- Grâce aux soins, les patients accèdent à « un niveau de détente et de relâchement » produisant « un effet de rééquilibrage très spectaculaire sur l’anxiété ».
« Le lâcher-prise thérapeutique correspond au fait que les patients doivent obtenir un niveau de relâchement, de détente suffisamment important pour qu’ils arrêtent de penser », explique le docteur Dubois. Ici, le lâcher-prise n’est ni abstrait ni philosophique. Il est évalué quotidiennement pendant les soins, à l’aide d’une échelle de relâchement allant de 1 à 4.
Pour être considéré comme atteint, cet état doit être observé au moins sept fois sur une période de neuf jours, à un niveau élevé (3 ou 4) : « Quand sur une période de neuf jours, on a été au moins sept fois en niveau 3 ou en niveau 4, on est considéré comme étant en lâcher-prise thérapeutique durant cette phase ».
Car la cure que propose ce médecin se déploie en deux temps. Les études menées montrent qu’un tiers des patients parvient à lâcher prise dès la première phase et s’y maintient ensuite. Un autre tiers n’y accède qu’en deuxième partie de cure. Et un dernier tiers n’y parvient pas avant le onzième jour, rappelant que le relâchement psychique ne se décrète pas : il se construit.


