
La commune d’Arzew a décidé d’engager une véritable course contre la montre pour redorer son blason. L’APC a officiellement donné le coup d’envoi d’un important projet : le renouvellement du béton bitumineux sur l’axe reliant le rond-point « 1P » à la pêcherie.
Ce tronçon, véritable artère névralgique pour l’économie locale et le flux quotidien des véhicules, n’est pourtant que la partie émergée d’un ambitieux programme de mise à niveau urbaine. Cette opération s’inscrit, en effet, dans une vision globale de modernisation qui touche le cœur même de la cité.
Des artères historiques comme la rue Émir Abdelkader ou la rue Ahmed Zabana, ainsi que les zones d’habitation dense telles que Haï Chafri et Haï El Kaïtana, bénéficient désormais d’une attention prioritaire. L’objectif affiché par les élus locaux est clair: effacer les stigmates des nidsde-poule et des chaussées déformées qui nuisaient, jusqu’ici, autant au cadre de vie des citoyens qu’à l’attractivité économique de la ville.
Les premiers résultats de cette politique de rénovation sont d’ores et déjà palpables. Dans le quartier Ahmed Zabana, le vacarme des engins a laissé place à un paysage urbain assaini : les travaux de revêtement viennent d’y être achevés, incluant la réfection des trottoirs, l’élargissement de certaines voies trop étroites et le réaménagement complet des espaces publics.
Ce dynamisme, visible à ciel ouvert, est salué par une population qui attendait depuis longtemps de voir sa ville s’inscrire dans une nouvelle phase de développement. Loin de se contenter de ces acquis, la municipalité maintient la cadence et projette le lancement de deux autres projets d’envergure.
Pour répondre aux doléances des habitants de Haï El Mohgoun, une enveloppe budgétaire dépassant les 21 millions de dinars a été débloquée pour le renforcement du réseau de voirie.
Parallèlement, un autre point noir de la circulation va être traité : la route reliant le siège de la sûreté de Daïra au rond-point d’entrée de la ville. Ce chantier spécifique, doté d’un budget de 29 millions de dinars, est soumis à un impératif d’efficacité avec un délai de livraison fixé à 75 jours.
Il ne s’agit plus seulement de « boucher les trous », mais de repenser la fluidité et l’esthétique d’Arzew pour lui rendre son éclat d’antan et offrir à ses résidents un environnement digne de son statut de pôle pétrochimique.
Ilyès. N


