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Arzew : réouverture des accès à la mer «obstrués» par des constructions illicites

Ces dix dernières années, des «citoyens » se croyant au-dessus des lois de la République, enhardis par le laxisme, voire la complicité passive des pouvoirs publics locaux des localités balnéaires, ont «inventé» une nouvelle méthode d’agression de l’espace public.

Ces citoyens, ont tout simplement privatisé les accès donnant aux sites de baignade, sans se soucier de la gravité de cet acte.
Ce phénomène est surtout observé dans les villages côtiers relevant de la tutelle administrative de la daïra de Aïn El Türck et à Arzew.
En cette fin de semaine, plusieurs accès fermés dans la localité côtière de Haï Akid Othmane ex-Cap Carbon, dans la commune d’Arzew ont été rouverts par la commission chargée de lutter contre les habitations illicites.
Outre ces accès bloqués, il a été procédé à la démolition d’une construction illicite érigée à quelques encablures de la mer.
Cette opération initiée conformément aux directives du wali d’Oran va se poursuivre le long du littoral arzewien et toute construction ou aménagement entrepris récemment en violation de la loi sera démoli par les autorités locales, indique-t-on de bonne source.
Face à l’ampleur de ce phénomène, les maires et les chefs de daïras ont été instruits de renforcer le dispositif de contrôle et surtout de procéder à la démolition de toute habitation illicite ou extension anarchique.
Au niveau d’Arzew, les services de l’APC avaient entamé, en début d’année, cette campagne avec la démolition de quatre habitations et deux clôtures érigées illicitement au niveau de cette localité balnéaire d’Arzew.
L’empiètement sur des espaces, pourtant protégés par plusieurs lois, a participé à l’érosion de la bande sableuse et à la régression de l’activité touristique dans les communes côtières.
Aussi dans le but d’endiguer l’expansion de la bidonvilisation des plages, des directives ont été données aux maires et aux chefs de daïras d’intensifier le contrôle, de lutter contre tout dépassement dans ce registre, tout en prenant les dispositions qui s’imposent dans de telles situations.
En juillet dernier, plusieurs extensions et habitations illicites avaient été démolies à Bousfer-plage.
Cette opération pilotée par les services de l’APC de Bousfer et les éléments de la Gendarmerie nationale a permis l’enlèvement de plusieurs clôtures et aussi de lutter contre toute transgression sur le littoral.
Au total, une douzaine de constructions illicites en parpaings érigées sans aucune autorisation ont été démolies à Cap Falcon par les services de l’APC de Aïn El Turck en collaboration avec les services de la police.
Les services de la commune d’El Ançor avaient démoli, en collaboration avec une équipe de la Gendarmerie nationale, 16 constructions illicites, érigées en violation de la loi sur l’urbanisme, au lieudit «Galiéna» et à la ferme «Ghlamallah» dans la commune d’El Ançor, rappelle-ton.
R/L

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