L’affichage de la liste des bénéficiaires du fameux projet immobilier des 1248 logements sociaux, implantés à El Mohgoun, tant attendu par la population locale d’Arzew, n’a pas fait que des satisfaits.
En effet, après la «libération» de cette liste, des citoyens s’estimant lésés n’ont pas hésité à afficher leur colère et leur mécontentement.
Il est à souligner dans ce contexte, que après avoir placardé, la liste nominative détaillée des heureux postulants bénéficiaires des 1248 logements de type F3, la daïra d’Arzew a mis en place une commission administrative au niveau du centre culturel, et ce à des fins de réception des recours légaux qui seront déposés par les postulants n’ayant pas eu la chance de figurer parmi les bénéficiaires.
Il est à souligner également, selon une source proche de la daïra d’Arzew, que la durée des recours débutera le jour même de l’affichage de la liste des futurs occupants légaux des 1248 logements conformément à la législation en vigueur stipulant que le délai des recours est fixé à huit (8) jours à compter de la date d’affichage des listes provisoires.
La commission de recours est tenue de statuer, dans un délai ne devant pas excéder trente (30) jours sur tous les recours.
Dans ce même ordre d’idées, il y a lieu de préciser que la commission de recours, présidée par le wali est composée du P/APW, du chef de la daïra concernés, des directeurs de wilaya chargés du Logement, des Affaires sociales, de l’Office de promotion et de gestion immobilière (O.P.G.I), ainsi que du responsable de l’Agence de wilaya de la Caisse nationale du logement (CNL).
En tout état de cause, e problème des bidonvilles demeure le principal casse-tête des autorités locales actuellement en poste qui ont hérité une situation des plus explosives.
« C’est une vraie bombe à retardement à laquelle il va falloir trouver remède», déclare un membre de la société civile locale.
En effet, des sources proches de la daïra d’Arzew nous révèlent que, plus de 14.000 demandes de logements seraient en instance actuellement au niveau de la même collectivité locale.
La plupart des demandeurs de logements de la formule sociolocative seraient issus justement de ces quartiers précaires et surtout des bidonvilles construits à la hâte ces dernières années.
Du pain sur la planche attend les autorités locales dans l’avenir.
Aribi Mokhtar


