
C’est la question que se posent de nombreux citoyens de la localité et ses environs qui constatent que les services de la commune ne semblent pas avoir fait cas de la correspondance datée du 22 décembre 2021, de l’ancienne chef de daïra, pour demander des explications concernant la location de cet espace, qu’elle a qualifiée de contraire à la réglementation.
En effet, sa correspondance faisait suite à une injonction du wali qui avait demandé à l’administration locale de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à l’exploitation illégale du marché hebdomadaire. Elle avait rappelé à cet effet que le contrat de location annuel avait expiré au mois de juin 2020, sans que l’exploitation ne soit mise en conformité avec la loi ou qu’un avis d’appel d’offres pour une nouvelle adjudication ne soit lancé. Elle avait demandé un rapport détaillé sur la situation.
Mais cela n’avait pas empêché l’exploitant du marché de continuer son activité sans être inquiété. Le contrat de location dont nous détenons une copie avait été signé au mois de juin 2017 pour une durée de trois ans non renouvelable à partir de la signature du contrat de bail. Il y a lieu de préciser dans ce cadre que la durée du contrat est déjà contraire aux dispositions du décret présidentiel 02/250 relatif aux marchés publics et qui limite la durée de location d’espaces publics à une année.
Et le hic dans cette histoire et que le bénéficiaire du contrat de location en a fait presque une propriété privée puisqu’il était le locataire exclusif du marché hebdomadaire, de l’abattoir communal et du parking depuis l’année 2000, comme indiqué dans sa déposition devant le tribunal pénal d‘Oran le 06 février 2017 quand il avait comparu avec l’ancien maire et quatre autres accusés pour des faits de corruption, de passation de contrats contraires à la législation en vigueur, de dilapidation de deniers de deniers publics, des faits pour lesquels il avait été condamné après appel à une année de prison avec sursis en sus d’une amende d’un montant de 5000 dinars.
A ce jour, le cas du marché hebdomadaire de Bethioua continue de se poser avec acuité. La commune n’a pas encore lancé un avis d’appel d’offres pour une nouvelle location. Les services de sécurité, qui sont censés être mobilisés pour des missions plus importantes, se retrouvent chaque vendredi obligés d’interdire l’installation des commerçants dans cette espace, et les commerçants et les citoyens contraints de subir les aléas d’une situation qu’ils n’ont pas créée. La commune doit prendre ses responsabilités comme l’avait indiqué la correspondance de la cheffe de daïra, N°1926 du 22 décembre 2021 car le temps passe et cette situation de non droit à trop duré.
Nassim B.


