Culture

Blida : la place du savoir dans la pensée de Cheikh Abdelhamid Benbadis soulignée

Les participants à une journée d’étude organisée jeudi à Blida sur la place du savoir dans la pensée du pionnier de la réforme de l’éducation en Algérie, Cheikh Abdelhamid Benbadis, ont mis en avant l’importance majeure qu’il accordait au savoir, considéré comme le socle de la construction de l’individu et de la société.

La rencontre, intitulée : « Le savoir dans la pensée de Cheikh Abdelhamid Benbadis et son rôle dans la renaissance de la nation », a été ouverte par le wali, Djamel Eddine Hashas, en présence d’enseignants, de chercheurs, de mourchidates, d’étudiants ainsi que d’intellectuels et historiens.

Dans son allocution à l’occasion, le wali a indiqué que l’organisation de ce type de rencontres s’inscrit dans le cadre de la valorisation des figures nationales et de la mise en lumière de leur contribution à la consolidation de la conscience nationale, soulignant que la pensée de Benbadis demeure une référence dans l’ancrage des valeurs du savoir et de la connaissance.

De son côté, l’enseignant universitaire Messaoud Yekhlef a insisté, lors de son intervention, sur la place centrale qu’occupait le savoir dans la pensée de Benbadis, le qualifiant de « pierre angulaire » de son projet réformiste et de l’édification de la renaissance nationale.

L’intervenant a aussi mis en avant les efforts du cheikh dans la lutte contre l’ignorance et l’analphabétisme, notamment à travers la création d’écoles libres, la promotion de l’enseignement en langue arabe et l’usage de la presse, en particulier le journal « El-Bassaïr », comme tribune de diffusion de la pensée réformiste et éclairée au sein de la société algérienne.

A son tour, l’enseignant Larbi Chaichi a souligné que la pensée de Benbadis demeure à nos jours pertinente pour relever les défis contemporains, notamment en matière de réforme du système éducatif et de valorisation du rôle du savoir dans le développement.

Dans sa communication intitulée « L’effort d’interprétation face aux questions nouvelles et aux fatwas contemporaines », M. Chaichi a insisté sur la nécessité de renouveler les mécanismes de l’Ijtihad afin de les adapter aux mutations actuelles, appelant à un effort encadré par les fondements de la Charia pour proposer des fatwas en adéquation avec les finalités de la religion et les exigences de la réalité.

Les participants à cette rencontre, initiée par la direction des affaires religieuses et des wakfs, ont, par ailleurs, abordé les différentes dimensions intellectuelles et éducatives prônées par Benbadis, affirmant que le savoir était le pilier central de son projet réformiste, en tant que moyen privilégié de lutte contre l’ignorance et de construction d’une société consciente, attachée à ses valeurs et à son identité.

La rencontre a été marquée par un hommage rendu à plusieurs érudits et cheikhs de la wilaya, dont l’imam Mohamed Brinis, dit « Abdelkader El-Blidi », ainsi que les membres de l’Association des oulémas musulmans, les cheikhs El-Hadi El-Hassani et Mohamed Mekarkeb Abrane, en plus de plusieurs enseignants honorés pour leur contribution à la promotion du savoir. (

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