Le tribunal de Chéraga a ouvert le dossier d’une affaire d’escroquerie impliquant un quinquagénaire et son fils, suite à une plainte déposée par l’une de leurs connaissances, les accusant de lui avoir extorqué 10,8 milliards de centimes dans le cadre d’une fausse transaction immobilière portant sur l’achat de deux appartements à Aïn Benian.
Selon la plainte déposée par la victime, nommée B. Toufik, celle-ci aurait été dupée par le fils du principal accusé, avec qui il entretenait auparavant des relations d’affaires. Le jeune homme lui aurait proposé d’acquérir deux appartements situés à Aïn Benian.
La victime affirme s’être rendue à plusieurs reprises sur les lieux en compagnie de membres de sa famille, avant de remettre, en présence du père, la somme de 10,8 milliards de centimes, dans l’attente de la signature du contrat trois jours plus tard.
Peu de temps après, il découvre que le fils de l’accusé avait quitté le pays clandestinement vers l’Europe, avec, selon ses dires, la complicité de certains membres de sa famille.
Le principal mis en cause, B. Amziane, a reconnu travailler pour une agence immobilière, tout en niant toute connaissance de la somme remise par son fils à la victime. Il a expliqué n’être au courant que de transactions commerciales antérieures, notamment la vente d’un véhicule, et a rejeté toute implication dans une escroquerie.
De son côté, l’avocat de la partie civile a soutenu que son client avait bien été victime de manœuvres frauduleuses, après avoir découvert que les deux appartements en question appartenaient en réalité à un groupe d’héritiers. Il a dénoncé la tentative de l’accusé de se soustraire à sa responsabilité pénale, réclamant la constitution de la victime comme partie civile et un dédommagement de 15 milliards de centimes pour les préjudices subis.
Le représentant du ministère public a, pour sa part, requis une peine de cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 DA à l’encontre des deux accusés, tout en ordonnant un mandat d’arrêt contre le fils en fuite.
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