
Dans le cadre des efforts nationaux visant à mieux cerner l’ampleur des violences faites aux femmes et à renforcer les mécanismes de prévention et de prise en charge, le Centre hospitalo-universitaire d’Oran a procédé dimanche au lancement officiel du recensement national sur les violences contre les femmes pour l’année 2025.
Cette opération s’inscrit dans l’application des orientations du ministère de la Santé et se déroule sous la supervision de la Direction de la santé et de la population de la wilaya d’Oran.
Le lancement de cette enquête d’envergure nationale a été donné par le directeur général du CHU d’Oran au niveau du service des urgences médico-chirurgicales, un espace stratégique où sont accueillies quotidiennement de nombreuses femmes, victimes directes ou indirectes de différentes formes de violence.
La mise en œuvre de ce recensement est assurée par des équipes spécialisées et pluridisciplinaires, composées de médecins généralistes et de psychologues.
L’enquête cible les femmes se présentant aux urgences, qu’elles soient patientes ou accompagnatrices.
Elle s’étendra sur une période d’un mois, 24 heures sur 24, à travers des entretiens individuels confidentiels et le remplissage de questionnaires numériques via des tablettes électroniques, utilisant une application dédiée à la campagne nationale de collecte des données.
Les équipes chargées de l’opération veillent au strict respect des principes de confidentialité, de professionnalisme et d’éthique, garantissant la protection de la dignité des participantes et la fiabilité des informations recueillies.
Cette approche vise à instaurer un climat de confiance permettant aux femmes de s’exprimer librement sur les violences subies, qu’elles soient physiques, psychologiques, économiques ou sociales.
Ce recensement constitue un outil scientifique fondamental pour les pouvoirs publics.
Il a pour objectifs principaux de collecter des données précises et actualisées sur les différentes formes de violences exercées contre les femmes, de soutenir l’élaboration de politiques publiques adaptées dans les domaines de la santé et du social, et de renforcer les dispositifs de prévention, d’orientation et de prise en charge médicale et psychologique des victimes.
Cette opération est organisée par l’Institut national de santé publique, sous la tutelle du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
Elle s’inscrit dans une démarche globale visant à protéger la santé des femmes, à préserver leur dignité et à promouvoir leurs droits fondamentaux, tout en contribuant à une meilleure compréhension d’un phénomène sociétal qui demeure encore largement sous-déclaré.
Ziad M


