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Consommation de la viande de mouton : la sécurité sanitaire en question

A l’approche de l’Aïd El Adha, l’Inspection vétérinaire de la wilaya d’Oran sensibilise les Oranais. L’objectif est de veiller sur la santé animale du cheptel et la préservation de la santé publique. Les vétérinaires appellent les citoyens au respect de certaines précautions lors du rituel du sacrifice du mouton, afin d’éviter tout risque sanitaire.

Après le rituel du sacrifice du mouton, en cas de présence de toute anomalie sur la carcasse de l’animal, il faut se référer à un vétérinaire pour que ce dernier effectue les contrôles sanitaires nécessaires.
Les carcasses ou pièces de carcasse qui ne sont pas reconnues salubres sont saisies, c’està -dire retirées de la consommation sous contrôle des services vétérinaires.
Les vétérinaires de la direction des Services agricoles (DSA) sont mobilisés dans le cadre d’un dispositif d’encadrement sanitaire des points de vente autorisés, ainsi que les structures d’abattage agréées pendant la période de l’Aïd El Adha, «Les motifs de saisie d’origine infectieuse et parasitaire sont généralement les plus observés. Dans certains cas, toute la carcasse est saisie. On parle alors de saisie totale. Dans d’autres cas, le vétérinaire se contente d’une saisie partielle.
Les organes fréquemment saisis chez les moutons sont les poumons et les intestins.
Les autres organes saisis sont les reins, le foie et la rate quand ils présentent des anomalies.
Les principaux motifs de saisie sont les lésions d’hépatisation des poumons, de sclérose, de néphrite, de splénite et les nodules d’oesophagostomose au niveau des intestins», explique le Docteur vétérinaire Mehdioui.
Pour ce dernier, «les différents motifs de saisie rappelle la nécessité du renforcement des mesures préventives pour lutter contre les maladies à l’origine des lésions occasionnant ces saisies».
Tout en avertissant que «la cérémonie du sacrifice peut réunir des facteurs propices à la diffusion du kyste hydatique», ce vétérinaire affirme que «les précautions à prendre sont liées au contrôle par un vétérinaire du mouton à sacrifier ».
«Il est recommandé d’examiner avec précaution les abats et les autres viscères de la bête sacrifiée, afin de rechercher d’éventuels kystes ou vésicules (boules d’eau). De même qu’il y a lieu de «bouillir ou brûler» les abats et autres viscères comportant des boules d’eau, de les «enterrer profondément sous terre (50 cm) de façon à ce que les chiens errants ne les déterrent pas» et de «ne les jamais abandonner dans la nature», ajoute ce vétérinaire.
«Il est strictement déconseillé de ne pas jeter les abats parasités de la bête sacrifiée avec les ordures ménagères, ce qui peut constituer de la nourriture aux chiens errants. Le kyste hydatique ou hydatidose est une maladie parasitaire, contagieuse, caractérisée par le développement chez l’homme, le plus souvent au niveau du foie ou du poumon, de la forme larvaire d’un ver appelé Tnia ou Echinococcus granulosus», indique de son côté le Dr Mebarki.
«Tout au long du transport, la carcasse du mouton doit être conservée à une température suffisamment basse pour éviter toute altération de sa qualité sanitaire», poursuit le Docteur Mebarki.
Lyes.
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