
Une action mondiale immédiate est nécessaire pour éviter la famine dans la Corne de l’Afrique, ont alerté une quinzaine d’organisations dont sept de l’ONU.
«Cette solidarité est nécessaire de toute urgence pour aider les communautés vulnérables de la Corne de l’Afrique à survivre à une catastrophe humanitaire qui se déroule rapidement, provoquée par la sécheresse la plus longue et la plus grave de l’histoire récente, qui devrait se poursuivre jusqu’en 2023», ont indiqué samedi dans un communiqué conjoint ces agences dont le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Face à de telles prévisions, les acteurs de l’aide humanitaire et du développement doivent se préparer de toute urgence à la poursuite d’une aide vitale en réponse à des besoins humanitaires extrêmement importants jusqu’à l’année prochaine, préconisent les agences. Les plans de réponse à la sécheresse en Ethiopie, au Kenya et en Somalie ne sont financés qu’à 50% malgré l’escalade des besoins. «Des fonds supplémentaires sont nécessaires immédiatement pour sauver des vies avant qu’il ne soit trop tard», ont fait valoir les agences d’aide. Sur le terrain, des augmentations significatives des admissions pour malnutrition aigüe sévère dans les programmes de traitement nutritionnel ont été observées dans toute la région. Au total, l’ONU estime que 7,46 millions d’enfants de moins de cinq ans sont confrontés à la malnutrition aigüe, dont 1,85 million à sa forme sévère, selon les sources.


