
Dans la perspective de l’ouverture de son capital par une introduction en bourse, la Banque de développement local (BDL) veut attirer les investisseurs. C’est dans ce cadre qu’une rencontre s’est tenue, mardi dernier, à l’hôtel Oran Bay.
L’ouverture du capital des banques publiques sur la Bourse d’Alger vise à la fois à moderniser le secteur bancaire national et à donner un nouvel élan à la place financière, qui contribue au financement de l’économie depuis son lancement en 1997.
Cette ouverture du capital de la BDL illustre une volonté de modernisation et d’amélioration de la gestion, ainsi qu’un renforcement de la solidité financière et de la transparence.
Cette ouverture du capital s’inscrit dans le cadre de la modernisation du secteur financier et monétaire.
C’est ce qui a été souligné par les différents intervenants qui ont animé cette rencontre organisée pour promouvoir cette opération boursière et vulgariser ses procédures.
Le Directeur général de la Banque de Développement Local (BDL), Youcef Lalmas a expliqué que « l’ouverture du capital de la banque s’inscrit dans le cadre de la modernisation du secteur financier et monétaire, offrant ainsi aux investisseurs nationaux l’opportunité de participer au processus de modernisation et d’amélioration des services de cet établissement financier ».
L’opération s’étalera du 20 janvier au 20 février 2025, période durant laquelle la banque effectuera une offre publique de vente (OPV) de 44,2 millions d’actions, représentant 30% de son capital.
« Cette ouverture au marché boursier permettra de renforcer la position financière de la BDL, lui permettant de lever 103 milliards DA pour atteindre 147 milliards DA de capital social », poursuit le DG de cette institution bancaire.
Ce responsable a lancé un appel aux opérateurs économiques à saisir cette opportunité d’investissement.
Pour sa part, le directeur général de la Bourse d’Alger, Yazid Benmouhoub, a rappelé que la BDL sera la deuxième banque publique à rejoindre la place d’Alger, après l’admission à la cote des titres de Crédit Populaire d’Algérie (CPA) au premier trimestre 2024.
Cette plus importante introduction en bourse (IPO) en Algérie avait alors permis au CPA de lever 112 milliards de dinars (831 millions de dollars), et au marché boursier créé en 1997 de multiplier sa capitalisation par sept, à 532 milliards de dinars contre 72 milliards de dinars auparavant.
De son côté, Chikhi Mohamed Larbi, représentant du groupe CETIC Consulting (Centre des Techniques de l’Information et de la Communication), a estimé que cette opération « renforcera le secteur financier algérien ».
Les modalités de souscription aux actions et les mécanismes et opportunités disponibles sur le marché financier ont été expliquées tout au long de cette rencontre de vulgarisation.
Le prix unitaire étant fixé à 1400 dinars par action.
Une proportion de 40% du total des actions concernées par l’OPV sera destinée aux personnes physiques contre 30% pour les personnes morales et 30% pour les investisseurs professionnels.
Les intermédiaires en bourse chargés de la vente des actions seront les six banques publiques (BNA, BEA, CNEP Banque, BDL, CPA, BADR) ainsi que Société Générale Algérie, Tell Market et Invest Market.
Ilyès. N


