
Un nombre indéterminé de lots de terrain, source de nuisances, demeurent à l’abandon depuis des années dans les quatre communes que compte la daïra d’Aïn El Turck.
La grande majorité de ces lopins de terre, qui ne sont pas entourés d’une clôture de protection et dont la plupart est répertoriée au coeur des quartiers résidentiels, se sont transformés avec le temps en de véritables décharges sauvages et ce, au grand dam des riverains demeurant dans leurs abords immédiats, qui se sont lassés de dénoncer ce piètre état de fait.
« En plus des déchets abandonnés par des personnes dépourvues de civisme, certaines autres, sujettes vraisemblablement à une incontinence urinaire, n’hésitent pas à venir s’y soulager. Ce piteux est à l’origine d’une puanteur, qui empeste grandement toute notre zone d’habitations » ont tancé des riverains de la localité de Claire Fontaine, dans la municipalité d’Aïn El Turck, qui résident à un jet de pierre de l’esplanade du 5 juillet, ayant été récemment réaménagée où est listé un terrain à l’abandon depuis plus de deux décennies.
En effet, selon le putride constat, ce lopin de terrain à l’abandon, une large et profonde crevasse débordante de déchets où glandouillent des rats de morphologie impressionnante, des chats et chiens errants, est devenu la hantise des riverains domiciliés dans les alentours.
« C’est également un lieu où se reproduisent différentes espèces d’insectes au point où nos maisons sont constamment envahies par des essaims de moustiques. Nous craignons aussi beaucoup que nos enfants ne trébuchent dans ce piège autour duquel aucun rempart n’a été dressé pour éviter d’éventuels fâcheux accidents » ont ajouté nos interlocuteurs sur un ton acide.
Il importe de signaler que ce déplorable constat n’est pas uniquement spécifique pour la seule commune d’Aïn El Turck, car les trois autres municipalités de cette contrée sont également logées à la même piteuse enseigne. Dans la municipalité de Bousfer, plus précisément à quelques mètres de l’Unité de la protection civile, un autre terrain abandonné suscite le courroux des habitants, qui éprouvent amertume et répulsion devant ce putride laborieusement imposé depuis des années.
Il convient de signaler également que, selon certaines indiscrétions, un certain nombre de ces lots de terrain à l’abandon depuis des années dans la contrée d’Aïn El Turck, appartiendrait à des membres de la Issaba, actuellement incarcérés pour diverses malversations.
Notons aussi que lesdites parcelles contribuent sordidement à l’enlaidissement du paysage de cette contrée côtière vers laquelle convergent des millions de vacanciers au cours de chaque saison estivale.
Rachid Boutlélis


