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Des équipes de la DCP d’Oran sur le terrain pour saisir les bananes cédées à plus de 400 Da

La banane se vend désormais en Algérie plus cher qu’en Europe. À 650 da le kilogramme ce fruit se donne des ailes. Pour expliquer cette flambée, les Oranais et l’association de protection des consommateurs pointent du doigt la spéculation qui sévit depuis des mois déjà.

Le Ramadan 2025 a débuté avec son lot de fluctuations sur les marchés, et cette année, la coqueluche c’est la banane qui se vend à un prix qui suscite la polémique partout dans le pays.

Vendue jusqu’à 700 dinars le kilogramme, soit environ 2,4 euros, cette hausse fulgurante la place au même niveau que les prix pratiqués en France, où elle se vend en moyenne à 1,99 euro.

Cette situation a déclenché une vive réaction des consommateurs, qui appellent à une intervention immédiate des autorités. Pour leurs parts, les vendeurs au détail des fruits et légumes pointent du doigt les grossistes et les gérants des chambres froides.

Ils prétendent payer la banane à 580 dinars le kilo, alors que celle celleci est pratiquement importé pour la modique somme de 85 da le kilo si l’on doit convertir du dollar au dinar. Cette flambée est injuste et injustifiée et ce pour plusieurs raisons.

D’autant que la ‘’bourse de la banane à l’échelle mondiale est stable, les impôts et les taxes d’importation sont fixes et le taux de change est le même’’.

Pour mettre un terme aux pratiques abusives de ces commerçants, la direction du commerce de la wilaya a lancé une campagne de saisie des marchands qui proposent la banane à plus de 400 da, a annoncé une source de la DCP. Une campagne devra être lancée à travers des inspections massives, a annoncé un responsable de la tutelle. Pour l’association des consommateurs, « c’est une spéculation pure et simple ». Et de ce fait, il appelle les services concernés par la lutte contre ce phénomène à intervenir et réprimer les spéculateurs ».

Pour ce faire, il faudra tout d’abord voir au début de la chaîne de distribution, là où commence le mal, voir le ‘’départ de cette vague spéculative’’. Toutefois, cette situation inquiétante autour de la banane pourrait changer la donne et relancer le débat sur cette ‘’mafia’’ qui a pris le contrôle de la commercialisation de cet aliment qui risque de se faire main basse sur les autres segments du marché de l’alimentation générale.

Rayen H

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