A Oran, presque la quasi-totalité des édifices menaçant ruine qui avaient été vidés de leurs occupants dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire RHP, il y a plus de trois années, ont été malheureusement, réoccupés encore une fois, par des familles sans abris ou par des squatteurs « professionnels» qui ont selon nos sources, fait éruption à l’intérieur de ces immeubles datant de l’époque coloniale en investissant les logements vides avant des les vendre aux plus offrants comme si c’étaient leurs biens.
Nos sources signalent que, les squatteurs en question, ont opéré des connections illégales aux réseaux de l’électricité et de l’eau potable et se servent gratuitement, de l’énergie électrique et de l’eau domestique au vu et au su de tous le monde.
Plus grave encore, disent nos sources, certains intrus illégaux, ont transformé les logis occupés illégalement repaires pour les délinquants, ou ont loué carrément ces logements menaçants de s’effondrer à tout instant à de tierces personnes contre des sommes faramineuses.
Il convient de noter que, les services techniques de l’APC d’Oran ont procédé après l’évacuation des ces lieux considérés comme zones rouges à démolir en toute urgence, à la fermeture de tous les immeubles désaffectées, sans pour autant procéder à la destruction systématique des escaliers de certains édifices à cause de l’obstination d’une infime partie des anciens habitants qui ont refusé catégoriquement de quitter leurs appartements pour des raisons diverses.
La présence donc des escaliers a encouragé les squatteurs à réoccuper encore une fois les logements dont les propriétaires ont accepté de déménager vers les nouvelles cités fraîchement bâties.
Il est à souligner que, les instructions des pouvoirs publics, édictent en ce sens, d’emmurer les accès aux immeubles désaffectés par du béton armé, ainsi que la démolition des escaliers et surtout, l’enlèvement des fenêtres et autres portes des appartements vidés.
Ceci dit, cet état de fait, générera le squat au niveau du quartier Saint-Pierre, de plus d’une centaine de locaux qui était à usage d’habitation ou commercial avant leur désaffection.
Il est à souligner, d’autre part, que les instructions du wali d’Oran pour ne pas permettre une réoccupation des immeubles reformés seraient tombées à l’eau, puisque l’on assiste, actuellement, à un squat de ces lieux qui ne fait que faire perdurer la crise du logement.
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