
Des juges fédéraux au Texas et à New York ont bloqué temporairement mercredi les expulsions d’étrangers en vertu d’une loi d’exception du XVIIIe, à laquelle a eu recours l’administration Trump pour expulser des personnes présentées comme membres d’un gang vénézuelien, sans aucune forme de procès.
La Cour suprême a annulé lundi la décision d’un autre juge fédéral de Washington qui avait suspendu toute expulsion fondée sur cette loi sur les « ennemis étrangers ».
Mais la plus haute instance juridique des Etats-Unis a considéré que les personnes visées devaient pouvoir contester leur expulsion en justice devant la juridiction de leur lieu détention.
Les juges fédéraux du Texas et de New York sont les premiers à statuer sur le recours à cette loi sur les ennemis étrangers depuis la décision de la Cour suprême.
A New York, le juge Alvin Hellerstein, nommé par le président démocrate Bill Clinton, a temporairement bloqué l’expulsion de deux Vénézuéliens, jusqu’à ce qu’ils soient entendus par la justice.
Au Texas, le juge Fernando Rodriguez, nommé par Donald Trump, a rendu une décision similaire concernant trois Vénézuéliens.
Le président Donald Trump s’était appuyé à la mi-mars sur l' »Alien Ennemi Act » une loi utilisée seulement pendant la guerre anglo-américaine de 1812, la Première guerre mondiale et la Seconde guerre mondiale pour envoyer dans une prison salvadorienne plus de 200 étrangers présentés comme membres du gang venezuelien Tren de Aragua, organisation considérée comme « terroriste » par Washington.


