Le tribunal de Chéraga a examiné aujourd’hui une affaire importante concernant la fabrication et la vente de bijoux en or contrefaits. L’accusé, M.B., propriétaire d’une société de bijouterie, est actuellement en détention provisoire en vertu d’un mandat d’arrêt émis par le tribunal, le condamnant à 3 ans de prison et une amende de 5 millions de dinars pour création d’un atelier non autorisé et non-déclaration des employés.
L’affaire a été déclenchée suite à des informations précises reçues par la Gendarmerie nationale concernant des activités suspectes dans une villa située à Baba Hassan, à l’ouest d’Alger. Les investigations ont révélé l’existence d’un réseau dirigé par des ressortissants syriens et un Algérien, utilisant la villa comme atelier de fabrication de bijoux en or.
Lors de la perquisition, les autorités ont découvert 30 kg de lingots d’or cachés dans un coffre-fort, ainsi qu’une somme d’argent de 180 millions de centimes et des résidus d’or dans des machines utilisées pour la fabrication. Les analyses en laboratoire ont montré que l’or ne respectait pas les normes de pureté (moins de 18 carats) et était mélangé avec de l’argent et du cuivre, sans le poinçon légal.
L’enquête a également révélé que l’atelier était en activité depuis six mois. Le gardien, Y.M., a témoigné que la villa était louée par l’accusé pour y établir un atelier au rez-de-chaussée et un logement pour les employés au premier étage, constitués principalement de ressortissants syriens.
M.B., propriétaire de l’atelier, a nié les accusations, affirmant qu’il dirigeait une entreprise de bijouterie agréée depuis 2020 à Batna et qu’il avait ouvert une filiale à Baba Hassan en août 2022. Le procureur a requis une peine de 3 ans de prison et une amende de 500 000 dinars. Le verdict sera également rendu le 25 décembre.


