Comme nous l’avions déjà rapporté dans icilinfo.dz, au début de cette semaine, de nombreux entrepreneurs qui réalisent des travaux au niveau des cités pour la pose de canalisation, ou de câbles électriques souterrains sur la chaussée négligent sciemment la remise en l’état des lieux. Et lorsqu’ils daignent le faire, ils bâclent les travaux, comme cela s’est passé dimanche dernier au niveau de la cité des 349 logements de haï Chahid Mahmoud, commune de Hassi Bounif.
En effet, à la fin du mois de juillet dernier, des travaux de branchement d’un câble électrique souterrain ont été entamés à partir du transformateur de la cité des 349 logement vers une promotion immobilière relevant de la commune de Bir el Djir.
Pour ce faire, des tranchées ont été creusées au bord de la chaussée.
Lors de ces travaux, des bordures de trottoirs ont été détériorées par la pelle excavatrice.
Pres de deux mois après les travaux de la remise en l’état de la chaussée ont été entrepris à l’aide de béton.
Malheureusement il s’agit de travaux bâclés.
Dans certains endroits, au bord de la chaussée, le béton se trouve au même niveau où légèrement plus haut que le tapis bitumineux, ce qui ne permet pas à l’eau pluviale de ruisseler vers les avaloirs.
Bien au contraire cela fera stagner les eaux pluviales dans la rue.
Les bordures de trottoirs n’ont pas été remises en place.
Pire encore, une bordure de trottoir a été façonnée avec du béton coulé sur un tas de déchets, dont des boites de jus de fruits vides.
Dans un autre endroit, les petites tranchées qui ont été creusées au bord de la chaussée et sur le trottoir, pour découvrir le passage d’un câble, n’ont quant à elles, pas connu de travaux de remise en l’état des lieux.
Un avaloir des eaux pluviales a même été enlevé sans être remplacé.
Pourtant ces travaux ne sont pas gratuits, leurs frais sont compris dans le marché.
Même l’enlèvement des terres résultant des travaux sont compris dans le prix du marché.
Face à cela, les riverains se demandent pour quelle raison bâcler les travaux, et à qui profite cette déplorable situation.
A.Bekhaitia


