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Deux décès à Oran causés par des chiens errants enragés: 25 APC ne disposent pas de fourrières canines

La rage continue de tuer à Oran. Alors que les chiens errants enragés ont causé le décès de deux personnes la semaine dernière, sur les 26 APC que compte la wilaya, seule la l’APC d’Oran dispose d’une fourrière canine pour un meilleur contrôle de la prolifération des chiens errants.

«Hormis l’APC d’Oran, 25 autres communes de la wilaya sont dépourvues de fourrières canines », déplore le Dr Cherifi, médecin vétérinaire.
Ces décès sont directement liés à la prolifération de chiens errants. Il s’agit d’un homme âgé de 49 ans mordu par un chien au quartier d’El Othmania, (ex-Maraval) et d’un enfant de 5 ans mort à Hassiane Toual. La prolifération des chiens errants est un problème qui préoccupe. Face à ce phénomène, la réduction de la population des chiens errants dans les rues est l’une des actions urgentes à entreprendre.
La Direction de la santé et de la population de la wilaya d’Oran qui fait savoir que «plus de 2 700 cas de morsures causés par des animaux errants ont été enregistrés durant les huit premiers mois de cette année à Oran», lance régulièrement des appels pressants à destinations des APC afin de «placer les chiens errants dans des fourrières canines».
Les services municipaux de l’APC d’Oran viennent d’accélérer les opérations de capture de chiens errants placés dans la fourrière canine de Chteibo.
Toutefois, cette fourrière a une capacité d’accueil limitée à 300 chiens.
«Les APC sont pourtant responsables des animaux errants sur leurs communes, et doivent organiser leur capture et leur placement dans des fourrières canines municipales.
Les animaux errants doivent être confiés à une fourrière municipale »,
souligne le Dr Cherifi.
De leur côté, les associations de protection des animaux dénoncent le recours systématique par les APC à des campagnes sanglantes d’abattage des chiens errants.
Pour ces associations,«la législation oblige les APC à aménager des fourrières afin d’accueillir les animaux abandonnés».
«Le principal rôle de la fourrière canine est la lutte contre les zoonoses et en particulier, la rage et ce par des consultations quotidiennes par des vétérinaires, la mise en observation des animaux suspects de rage, la vaccination antirabique, la restitution des animaux à leurs propriétaires, l’euthanasie des animaux enragés et l’enfouissement chaulés des animaux», explique le Dr Cherifi.
Pour ce dernier, «ce fléau est à 100% évitable en vaccinant les chiens contre la rage chaque année et en appliquant les mesures de prévention à chaque exposition à la rage».
«La rage est une maladie virale contagieuse et inéluctablement mortelle en l’absence de traitement précoce. Le principal réservoir et vecteur du virus rabique est le chien. Le chien enragé transmet généralement le virus rabique par sa salive à l’homme et aux autres animaux lors de morsures, de griffures et de léchage», poursuit ce vétérinaire.
Et d’ajouter: «la réussite de la lutte contre la rage est essentiellement conditionnée par le recours aux soins le plus tôt possible en cas de griffure ou de morsure. Toute personne qui se fait griffer ou mordre par un animal doit laver l’endroit de l’agression avec de l’eau et du savon pendant 15 minutes. Le nettoyage de la plaie est primordial parce qu’il permet de diminuer la charge virale transmise par la salive de l’animal agresseur. Ensuite, la personne doit se diriger vers le centre de traitement antirabique le plus proche de chez elle (dispensaire ou hôpital) pour recevoir les soins appropriés. La vaccination des carnivores domestiques est obligatoire».
Ilyes.N

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