
L’établissement hospitalo-universitaire 1er novembre 1954 (EHU) d’Oran élargit sa stratégie pour mieux lutter contre toutes les formes de cancer.
Pas moins de 31 produits innovants sont sur le point d’être fournis par la pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) au profit de cet établissement hospitalo-universitaire.
Un financement a été mobilisé pour l’achat des molécules innovantes en cancérologie en attente de commercialisation depuis leur enregistrement par le ministère de la santé en 2018.Ces produits sont innovants notamment dans l’immunothérapie indiqués dans le traitement du cancer du sein, cancer du poumon, cancer de la peau et l’hématologie.
La commission des marchés de la PCH étudie les dossiers de fournisseurs.
Plusieurs traitements ciblés ont donné des résultats prometteurs contre des cancers avancés résistants aux autres thérapies, selon des essais cliniques.
Ces nouveaux traitements sont efficaces contre des cancers avancés du poumon, du sang, de la thyroïde et de l’ovaire résistants aux autres thérapies.
L’offre des médicaments anticancéreux se caractérise, depuis plusieurs années, par l’arrivée de thérapies dites «ciblées».
«La mise en évidence d’altérations moléculaires dans les cellules cancéreuses a permis d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, puis de développer des thérapies spécifiquement dirigées contre elles.
Le phénomène croît à grande vitesse», explique un oncologue.
Pour ce dernier, «ces nouvelles thérapies font partie de médecine de précision qui repose sur des traitements développés sur les bases d’une meilleure connaissance des mécanismes biologiques conduisant à l’apparition et au développement des tumeurs».
«En très peu de temps, un changement de paradigme dans la prise en charge des cancers a été observé, passant d’une cancérologie d’organe à une cancérologie stratifiée et qui pourrait devenir une cancérologie personnalisée», estime-t-il.
Et d’ajouter: «Des bio-marqueurs peuvent aussi être associés (mais pas systématiquement) à ces traitements. Ils permettent alors de tester les patients afin d’identifier ceux qui sont porteurs (ou non porteurs) d’une altération moléculaire».
Ces thérapies innovantes permettent ainsi d’allonger la survie de malades atteints de leucémie lymphoïde chronique ne répondant pas à la chimiothérapie combinée à un anticorps, traitement standard pour ce cancer du sang.
Ces traitements stimulent l’autodestruction des cellules cancéreuses et bloquent leur prolifération.
Ilyès N


