Les habitants de l’îlot 128 lots individuels, situé à El Mohgoun dans la commune d’Arzew, se trouvent dans une impasse, d’autant plus que l’une de leurs artères principales porte deux noms de martyrs dédiés aux rues.
En effet, les résidents d’une même rue se retrouvent divisés lorsqu’il s’agit de déclarer leurs adresses respectives aux autorités compétentes, notamment au service de l’état civil pour l’obtention de documents biométriques personnels.
À titre d’exemple, les citoyens ne savent plus s’ils doivent mentionner « Avenue Chahid Ziane Achour » ou « Rue Chahid Kacemi Chérif », les deux noms étant apposés de part et d’autre de cette artère principale pour d’éventuelles corrections et pour recevoir leurs courriers ou colis lors de leurs achats en ligne.
Cette confusion donne l’impression qu’ils n’habitent pas tous la même rue qui possède pourtant deux noms officiels.
Cette anomalie pose un réel casse-tête pour les livreurs, les utilisateurs de GPS, mais aussi pour les habitants, l’un d’eux exprimant avec amertume : « Mes papiers indiquent que j’habite Rue Chahid Kacemi Chérif, tandis que ceux de mon épouse mentionnent une adresse différente, à savoir celle de l’Avenue Chahid Ziane Achour ! Pourtant, nous résidons sous le même toit ! N’est-ce pas absurde ? » Et d’ajouter : « Nous avons sollicité de nombreuses instances pour corriger cette anomalie, en vain ! De nombreux problèmes surviennent en raison de ces deux noms différents pour une même rue. »
Dans ce contexte, les riverains demandent à la commune de résoudre cette problématique. « Cela fait déjà plus de 5 ans que cette confusion perdure. Ils pourraient simplement éliminer l’un des deux noms et le problème serait définitivement résolu, que ce soit Avenue Chahid Ziane Achour ou Rue Chahid Kacemi Chérif. À eux de choisir », déplore un habitant.
Il convient de noter qu’un odonyme est généralement composé de deux parties, à savoir un nom individuel accompagné d’un indicateur du type de voie (rue, avenue, boulevard). En règle générale, un odonyme constitue un élément d’une adresse postale et administrative, tandis que les bâtiments le long de la voie sont numérotés pour être identifiés de manière individuelle.
Il est à souligner que les autorités publiques ont mis en place une législation abondante concernant les adresses des lieux publics, notamment la loi n° 11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune, définissant les compétences du président de l’Assemblée populaire communale en matière de baptême, ainsi que la loi 99-07 du 05 avril 1999 relative au moudjahid et au chahid, ainsi que le décret présidentiel n° 14-01 du 05 janvier 2014, fixant les procédures de baptême ou de débaptême des institutions, lieux et édifices publics, dont l’application est souvent entravée par des complications liées à la hâte et à la surcharge de travail.


