
L’élimination de l’EN de handball dès le tour préliminaire du Mondial 2025 était prévisible pour certains, un cauchemar pour d’autres.
Plusieurs aspects annonçaient d’emblée que la participation de l’EN de handball allait être catastrophique, car depuis janvier 2024, quand l’équipe avait décroché la 2e place durant le championnat d’Afrique au Caire et la qualification au Mondial, ce fut la stagnation en matière de préparation.
Il aura fallu attendre le mois de novembre, soit neuf mois en hibernation, pour affronter en Pologne quatre clubs issus de la division une. Mais il s’agissait d’équipes au profil d’outsiders du championnat de ce pays. Après, l’équipe n’a pas joué de matches amicaux jusqu’au mois de janvier, face respectivement à la Slovénie, à Cuba et au Qatar. Un volume de matches amicaux très bas par rapport à celui de la majorité des équipes participantes, dont le nombre des matches joués avant la compétition mondiale a dépassé la dizaine.
Outre ce point, les problèmes purement administratifs ont influé négativement sur le moral du groupe, à commencer par l’histoire des primes en guise de récompense après avoir joué la finale du dernier championnat d’Afrique. Il a été décidé d’octroyer le montant de 100 millions de centimes pour certains joueurs, moins pour d’autres, alors qu’une partie de l’équipe n’a perçu aucun centime. Une décision qui aurait eu son impact sur le moral de plus que la moitié de la sélection, qui s’attendait à ce que tous les joueurs soient considérés de la même manière. Le problème des visas qui a été jugé facile à régler a aussi influé négativement sur l’équipe.
5 joueurs ont rejoint le groupe à la veille du Mondial
Cinq joueurs n’ont pu rejoindre le groupe que la veille de la compétition. Avec toutes ces failles, les Verts ont été expédiés à une échéance, ou rarement le facteur chance a pesé lourd dans la balance. Dans le groupe B, ils ont vu qu’ils sont très loin du niveau mondial, comme le montrent les défaites successives face au Danemark (22-47) et à l’Italie (23-32), alors que le court revers (25-26) a été concédé face à l’équipe la plus faible de tous les temps, celle de la Tunisie.
Derniers de leur poule, les coéquipiers de Daoud entameront mardi la coupe du président dans la poule 1 et joueront pour se classer entre la 25e et la 32e place. A l’issue de la première phase à trois matches, les Verts vont devoir se classer 1ers pour jouer pour la 25e ou la 26e place.
Après le Mondial 2025, l’actuelle composante de l’équipe nationale va certainement connaître des départs à la retraite. L’obligation de préparer la relève des vieux briscards nécessite de mettre dans le bain les jeunes et de revenir au travail à partir de la base. Une nouvelle feuille de route doit être tracée par le prochain président de la fédération et son équipe afin de faire renaître ce sport à partir des clubs. Avec des problèmes financiers récurrents et un manque flagrant d’infrastructures, plusieurs clubs survivent difficilement et sont en voie de disparition.
Sur le plan financier, le plus grand défi du prochain numéro 1 de la FAHB est de trouver la solution pour assainir la situation financière, dont les dettes sont estimées à 28 milliards de centimes, comme l’a déclaré le joueur Hicham Daoud au centre de regroupement des équipes nationales à Fouka. A moyen terme, la FAHB doit préparer d’emblée le prochain championnat d’Afrique au Rwanda. Face à la progression constante de toutes les équipes africaines, il faudra s’attendre à une qualification laborieuse au Mondial 2026 si le bricolage ne cesse pas.


