
Avec la Coupe du monde en point de mire, le sélection neur national, Vladimir Petkovic, a entrepris un profond rafraîchissement de sa liste élargie, redessinant les contours d’un groupe appelé à se réinventer.
Forte d’une cinquantaine de noms, cette liste constitue le réservoir, ou, en d’autres termes, le vivier dans lequel le technicien suisse puise à chaque fenêtre FIFA ses listes finales.
Au lendemain de la Coupe d’Afrique des Nations-2025, elle a été largement remaniée.
Un coup de balai assumé, dicté par la nécessité de se projeter dans l’avenir, en injectant du sang neuf à une sélection dont beaucoup de cadres arrivent en fin de cycle.
L’émergence de nouvelles figures n’a pas laissé le staff indifférent.
Des joueurs jusque-là aux portes de la sélection ont vu leur constance et leurs performances récompensées.
Parmi eux, Marvin Mastil, portier du Stade Nyonnais, le capitaine de la JS Kabylie, Gaya Merbah, Saâdi Radouani, latéral de l’USM Alger, ou encore Redha Halaïmia, performant avec le MC Alger.
Autant de profils désormais intégrés dans la groupe des Verts et prêts à être convoqués si besoin.
D’ailleurs, le sélectionneur national a anticipé déjà en cochant les noms de Redouani et Halaïmia, susceptible de combler le manque criant de solutions à droite, après le forfait de Youcef Atal et la blessure de Rafik Belghali. La Coupe Arabe FIFA Qatar-2025 a également servi de vitrine.
Les prestations abouties d’Achraf Abada et de Victor Lekhal n’ont pas échappé au sélectionneur, qui les a naturellement intégrés dans la liste, élargissant ainsi un peu plus l’éventail des options.
Au total, une dizaine de nouveaux éléments devraient recevoir leur pré-convocation pour le prochain stage, ponctué par deux rencontres amicales en Italie, face au Guatemala, le 27 mars, puis contre l’Uruguay le 31. Bien sûr, tous ces nouveaux joueurs ne sont pas susceptibles de prendre part au prochain stage.
De la liste des 50, Petkovic ne sélectionnera que 27 joueurs tout au plus.
Mais cette entrée dans le club des 50 constitue déjà une étape cruciale pour beaucoup d’éléments laissés en rade depuis un moment.
Plus qu’un simple rafraîchissement, cette refonte traduit une vision. Pour Petkovic, rien n’est figé. Les statuts sont révisables.
À l’approche d’un Mondial qui pourrait marquer la fin de cycle pour plusieurs cadres, le chantier du renouvellement est déjà ouvert. Pour Petkovic, l’enjeu est de taille.
Il doit préserver la compétitivité, tout en préparant la relève.
Entre transmission et transition, le coach national donne l’impression d’avancer sur une corde raide, tant le degré d’exigence en équipe nationale reste haut.
Surtout que ce chantier de rajeunissement ne réprime aucunement l’ambition de retrouver l’équilibre nécessaire pour briller lors des grandes échéances à venir.


