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En quête de meilleures conditions socioprofessionnelles : Oran nouvel Eldorado pour les jeunes

Oran la belle, la séduisante, réputée pour ses énormes potentialités dans le secteur du tourisme, n’est plus uniquement privilégiée pour un séjour d’agrément, mais encore est devenue le lieu idéal d’exil pour des dizaines de jeunes, originaires de différentes contrées du pays, en quête de meilleures conditions socioprofessionnelles.

L’offre d’un poste de travail constitue généralement pour chacun d’eux la principale raison de l’éloignement volontaire de leur ville d’origine, qui dure des années et est ponctué assez souvent par la fondation d’un foyer.
La plupart d’entre eux concoctent au préalable leur voyage en prenant attache avec une accointance déjà installée à Oran, qui leur fournira des renseignements utiles et/ou des recommandations pour trouver un travail selon leur curriculum-vitae.
« Un ami m’a informé au sujet de l’offre d’emploi dans un établissement de restauration avec des possibilités d’hébergement et de nourriture dans mon lieu de travail. C’était ce dont je rêvais, alors je n’ai pas hésité à sauter sur l’occasion » a confié un jeune, originaire d’une ville du centre du pays, serveur de son état dans un établissement d’hôtellerie et de restauration dans la banlieue Est d’Oran.
Des témoignages analogues ont été formulés par d’autres jeunes, dont certains ont fait leur apprentissage sur le tas et ont depuis acquis une expérience assez appréciable.
La grande majorité a rapidement réussi à s’adapter aux mentalités et aux coutumes de la population oranaise au point où nombre d’entre eux ont finalement opté pour une union conformément aux liens sacrés du mariage.
Cet heureux état de fait a poussé la plupart de ces jeunes « exilés » à s’installer définitivement dans la capitale de l’ouest alors que d’autres, un peu moins nombreux, continuent de vivoter en groupe dans des habitations louées, des dortoirs où des lieux d’hébergement offert par leurs employeurs.
La plupart de ces jeunes demeurent ancrés sur les traditions, qui s’identifient à travers une visite périodique du domicile familial notamment durant le mois de ramadhan, synonyme de la fermeture mensuelle des établissements de restauration notamment entre autres.
Toujours est-il qu’un nombre quelque peu restreint a réussi à relever le défi en devenant son propre patron et ce, en louant un local commercial pour exercer une activité dont ils jouissent d’une parfaite expérience.
Un rêve, pour une minorité seulement de ces jeunes qui, a pu être réalisé grâce à de grands sacrifices et autant de sérieux, qui ont nécessité de grandes privations et assez souvent des aides financières apportées par des accointances ou des proches.
Ces jeunes, dont la plupart sont issus de familles aux faibles ressources, ont intentionnellement jeté leur dévolu sur la cité éponyme de Sidi El Houari, car ils l’ont considéré, selon leurs témoignages, tout simplement comme un Eldorado et un tremplin qui leur permet d’accéder à une vie meilleure.
Ils ont en fait la tête sur les épaules et la capacité de prendre des décisions raisonnables et ce, par rapport à ceux, qui choisissent sans réfléchir d’embarquer dans une chaloupe pour tenter la folle traversée vers le Vieux continent et ce, au péril de leurs vies.
Rachid Boutlélis

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