
Le Centre national de recherche en chimie verte (CNRCV), de l’université d’Oran Ahmed Ben Bella, se dote d’équipements scientifiques innovants.
Cette acquisition stratégique vise à dynamiser la recherche et à positionner le centre comme un acteur de référence dans ce domaine crucial pour l’avenir. L’opération comprend des microscopes de dernière génération, un système de fluorescence X (XRF) et de détection de rayons X, ainsi que des générateurs d’azote liquide.
Chaque appareil joue un rôle clé. Les microscopes avancés permettront d’étudier la morphologie et la nanostructure de matériaux biosourcés ou de catalyseurs verts. Le système XRF, non destructif, est essentiel pour l’analyse élémentaire précise de catalyseurs, de biopolymères ou de sols, facilitant le contrôle qualité et la recherche sur la dépollution.
Les générateurs d’azote liquide, quant à eux, assureront le refroidissement pour diverses analyses et offriront une alternative plus économique et écologique que l’azote livré. Ces outils vont directement servir les axes phares de la chimie verte : la conception de catalyseurs non toxiques et plus efficaces, le développement de matériaux biodégradables à partir de ressources renouvelables (algues, déchets agricoles), et la mise au point de méthodes analytiques propres pour le monitoring environnemental.
Cette modernisation du parc technologique permet au CNRCV d’accélérer l’innovation en réduisant les temps d’analyse et en permettant des études plus complexes. Elle renforce ainsi la capacité de l’Algérie à contribuer aux solutions scientifiques face aux défis environnementaux, en formant aussi une nouvelle génération de chercheurs sur des instruments de pointe. C’est un investissement fort pour une chimie plus durable et une recherche compétitive.
Ilyès. N


