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ESS | Hassen Hammar : «Je n’ai jamais cédé mes actions dans la SSPA»

Hassen Hammar a brisé le silence. L’ancien président de l’ES Sétif, considéré comme le plus titré de l’histoire du club, a révélé qu’il est toujours actionnaire de la SSPA Black Eagles, dirigée aujourd’hui par Nabil Kebaïli, et qu’il entend désormais siéger au conseil d’administration.

C’est en marge de l’inauguration d’une académie de football, où étaient également présents d’anciens dirigeants comme Serar ou Mattem, que l’ex-patron de l’Aigle noir s’est exprimé devant la presse. L’annonce a ravivé les débats chez les supporters, déjà nombreux à réclamer son retour face à la situation préoccupante de l’équipe.

La lourde défaite concédée à Ouargla face au MBR (0-3) et le nul concédé à domicile face à l’ASO Chlef ont provoqué un véritable séisme dans les rangs sétifiens, accentuant le climat de défiance envers la direction actuelle.

Déçus, certains fans ont même tenté de rencontrer les responsables au lendemain de ces revers. En vain : ni dirigeants ni staff technique n’étaient présents, laissant les joueurs seuls face à la colère populaire.

Une absence jugée inacceptable par les fidèles du club, qui ont intensifié leur campagne sur les réseaux sociaux pour réclamer le retour de Hammar.

Ce dernier se dit « reconnaissant » envers les supporters. « Je comprends leur frustration, mais il faut rester solidaires avec l’équipe », a-t-il déclaré. Avant d’insister : « Je n’ai jamais cédé mes actions dans la SSPA. Je dois être présent aux réunions du conseil d’administration. »

Hammar a également pointé du doigt la perte de savoir-faire dans la formation, un secteur qui faisait jadis la fierté de l’ESS. « Depuis deux ou trois ans, aucun joueur ne s’impose vraiment au niveau national ou international. Il faut agir vite », a-t-il prévenu, rappelant qu’il fut à l’origine de l’émergence de talents comme Amoura, Kendouci, Deghmoum, Bekrar ou encore Boussouf.

Le retour de Hassen Hammar dans les affaires de l’ESS suffira-t-il à relancer une machine enrayée ? La question anime plus que jamais les débats dans la capitale des Hauts-Plateaux.

R.S

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