Monde

Ghaza : la nouvelle année commence au milieu des décombres

Alors que le monde fête l’entrée dans la nouvelle année 2026, pour les habitants de la bande de Ghaza, cette année s’ouvre avec un paysage de camps de déplacés et de quartiers détruits, sur fond de profonde incertitude après des mois d’agression sioniste génocidaire.

Des centaines de milliers de Palestiniens sont toujours déracinés, vivant dans des tentes de fortune plantées à même le sol ou entassés dans des bâtiments endommagés, sans accès fiable à l’eau, à l’électricité, aux soins de santé ou à l’assainissement.
Les pluies hivernales ont durci les conditions, inondant les abris et transformant les allées des camps en couloirs d’épaisse boue.
Pourtant, au milieu des destructions, des familles déplacées affirment que l’arrivée d’une nouvelle année a ravivé de fragiles espoirs de stabilité, de sécurité et de possibilité de reconstruire des vies interrompues par le conflit.
Debout devant sa tente, Um Rabee Al-Malash a appelé à un engagement international accru. «Le peuple palestinien doit être soutenu : il a enduré d’immenses souffrances», a-t-elle déclaré à ONU Info. «Aidez-nous à reconstruire la bande de Ghaza, à instaurer la paix et à nous permettre d’avoir un Etat où nous pourrons vivre dans la paix et la sécurité», a-t-elle ajouté.
L’impact sur les enfants constitue l’une des cicatrices les plus profondes de la guerre pour les parents. Les écoles à travers Ghaza ont été endommagées ou détruites, tandis que des milliers d’enfants ont manqué des mois d’apprentissage.
Wafaa Al-Khawaja a exprimé ses craintes pour la prochaine génération. «J’aimerais que nous puissions vivre de la même manière que le reste du monde», a-t-elle déclaré.
«Nos enfants aujourd’hui n’ont ni éducation ni quoi que ce soit d’autre», a-t-elle expliqué, décrivant des journées entièrement consacrées à la recherche de nourriture, d’eau et de chaleur.
Dans le nord de Ghaza, les déplacements ont coupé les familles de leurs foyers et de leurs moyens de subsistance construits sur des décennies.
Le seul souhait de Kamal Abu Hsheish, originaire du camp de Jabalia, est de retrouver la vie qu’il connaissait avant l’agression sioniste.
Pour l’heure, la réalité quotidienne dans les camps impose des conditions humanitaires sévères à des milliers de familles, alors que les agences humanitaires avertissent que les efforts de secours se heurtent à des défis croissants : infrastructures endommagées, accès restreint et ampleur des besoins. La reconstruction nécessitera un engagement international soutenu, disent-elles.

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